Pour la première fois depuis le retour de la marque au plus haut niveau de l’endurance mondial, Peugeot a signé la pole position d’une épreuve du WEC et c’est la 94 – pilotée au départ par Loïc Duval -, qui a eu l’insigne honneur d’emmener le peloton jusqu’à la ligne de départ/arrivée.

Malgré un bon départ, la 9X8 allait cependant céder les commandes dès la ligne droite de Kemmel à la Cadillac n°12, le tout devant les deux Alpine qui maintenaient leur position. Le premier Safety Car tombait peu avant le quart d’heure de roulage, après une sortie de piste pour le leader du LMGT3, la Ford Mustang n°77 dans Stavelot.

La relance de l’épreuve eut lieu autour de la demi-heure de roulage. Peu après, l’Alpine n°35 prenait l’avantage sur la Peugeot n°94. Après 40 minutes de roulage, les leaders de la catégorie Hypercar rattrapaient le peloton des LMGT3, pendant que la Toyota n°8 tentait un décalage stratégique. La Cadillac n°38 entrait en contact avec une Porsche et perdait déjà gros avec une crevaison à l’arrière gauche.

 

Pendant que plusieurs luttes âpres se déroulaient dans le peloton, la Cadillac n°12 maintenait la tête de course après la première phase de passages par les stands, marquée par un autre décalage stratégique du côté de la BMW n°20. La Ferrari n°50 s’intercalait en deuxième position, devant l’Alpine n°35 et la Peugeot n°94.

BMW dans la lutte

Les stratégies décalées, et notamment celle de la très rapide BMW n°20, remettaient certaines voitures dans la lutte, ce qui devenait clair à l’entrée de la troisième heure de course. La voiture de la marque allemande, à 3h30 de la fin de l’épreuve belge, entrait dans les stands alors qu’elle comptait 52 secondes d’avance, en repartant septième, redonnant la tête à la Cadillac n°12, avec moins d’une seconde d’avance sur l’Alpine n°35.

Peu avant la mi-course, l’Alpine n°35 – malgré la pression mise sur la Cadillac – rapportait un problème de pression hydraulique, juste avant qu’un Full Course Yellow n’entre en vigueur en raison de débris. Au profit des arrêts des uns et des autres, la BMW n°20 retrouvait alors la tête, devant la Toyota n°8. L’Alpine n°35 passait devant la Cadillac n°12.

La Cadillac n°12, alors pilotée par Louis Delétraz, allait connaître des difficultés importantes de rythme à partir de la mi-course, dépassée qu’elle fut notamment par l’Aston Martin 009. Lors de son arrêt suivant, la BMW n°20 ressortait cette fois au cinquième rang, continuant ainsi, sur la piste et au rythme, de gagner des places.

Peugeot malchanceux
 

Un peu plus de deux heures avant la fin de la course, la Peugeot n°94 – pilotée par le poleman Malthe Jakobsen – était victime d’un accident malheureux : une Mercedes de LMGT3 partait à la faute dans les Combes, et la 9X8, dont la vue était masquée par une autre GT, était surprise par le retour en piste de la voiture d’Iron Lynx, endommageant sévèrement l’avant-gauche du prototype. Un Virtual Safety Car était déclenché.

À pile deux heures du drapeau à damier, la BMW n°20 prenait la décision de passer par les stands alors que le VSC est toujours actif. Cela offrait un arrêt quasiment gratuit à l’équipage et confortait théoriquement son avantage… avant que le Safety Car réel ne soit déployé, resserrant tout le peloton. 

La course fut relancée à 1h40 de la fin, avec une gestion parfaite de la BMW n°20 qui prenait rapidement deux secondes d’avance sur la Toyota n°8 ainsi que la BMW n°15. Un écart qui allait progressivement s’agrandir, à la faveur de la lutte pour la seconde position qui impliquait également la Ferrari n°50 et l’Alpine n°35.

Deux gros crashs évités de peu

Juste avant l’entrée dans la dernière heure, la Ferrari n°51 s’est fait harponner par une BMW LMGT3 à l’épingle de la Source, détruisant le côté droit, répandant des débris et des fluides, et déclenchant un nouveau VSC après le passage au stand de la Toyota n°8.

 

Logiquement, l’ensemble des leaders décidèrent de s’arrêter une fois la VSC déclenchée, observant ainsi leur dernier passage dans la pitlane. Au sortir de cette vague, les deux BMW figuraient aux avant-postes, devant la Ferrari n°50 et la Toyota n°7, cette dernière ayant chaussé quatre pneus neufs. La direction de course déclenchait finalement le Safety Car réel, ce qui allait resserrer à nouveau le peloton.

Kevin Magnussen recevait la consigne de protéger autant que possible son équipier Robin Frijns à la relance, ce qu’il faisait parfaitement, notamment en résistant aux Toyota et Ferrari derrière lui.

Toutefois, un nouvel incident juste derrière ce groupe dans la ligne droite de Kemmel, entre l’Alpine n°35 – avec une défense très limite – et l’Aston Martin 009 (chaussée de pneus tendres et très offensive), en lutte pour la cinquième place, allait répandre des débris sur la piste, tout en entraînant un nouveau Safety Car et l’abandon de la Valkyrie.

 

La course était relancée à 24 minutes de la fin de course. Magnussen protégeait à nouveau la BMW n°20. Derrière, en haut du Raidillon, une nouvelle sortie se déroulait avec la perte de contrôle de l’Alpine n°35. Le gros accident était évité de très, très peu avec l’Aston Martin 007 qui arrivait derrière. La course n’était, miraculeusement, pas interrompue à nouveau.

 

Pendant que Frijns s’échappait, Magnussen tenait en respect les Ferrari et les Toyota. La lutte pour la seconde place était spectaculaire et a impliqué jusqu’à quatre Hypercars puisque l’Aston Martin est venue se mêler aux débats, en réussissant même à dépasser la Toyota ! 

Au prix d’une résistance forte – mais sous la menace d’une pénalité pour avoir laissé un écart suspect avec la numéro 20 sur l’ultime restart -, Magnussen allait résister jusqu’au bout à Antonio Fuoco pour parachever, au moins sur la piste, un doublé BMW devant la Ferrari n°50.

Toutefois, après l’arrivée, il était annoncé que les deux BMW étaient sous enquête des commissaires pour le dernier restart, et notamment l’espace laissé par la n°15 derrière la n°20.

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