« La Barkley me rappelle les épreuves que j’ai connues il y a 20 ans chez nous. »
« C’est une épreuve tellement particulière, hors du temps », nous a raconté ce mardi Séverine Vandermeulen depuis les États-Unis. « Je décrirais cette course comme « à l’ancienne ». La Barkley me rappelle ce que j’ai connu il y a 20 ans en Belgique, avec les Célestes par exemple. Tout est minimaliste et secret. Mais, sur place, l’organisateur Lazarus Lake et son comparse Carl (Henn) sont très ouverts. J’ai pu beaucoup échanger avec eux et découvrir leur humour si particulier. C’était une expérience hors du commun. »
Inspirée d’une évasion, 18 000 mètres de D+ et un départ donné à coups de cigarette : la Barkley, c’est quoi cette course complètement folle ?Une boucle en 12h25
Notre compatriote, qui avait réussi à boucler 3 tours sur la Chartreuse Terminorum en 2024, fut la seule femme à repartir pour une deuxième boucle sur cette édition, avec 11 autres hommes.
« Je l’ai finie en 12h25. Le timing était donc très tendu pour la suite. Je devais repartir maximum après 13h20 de course pour ma deuxième boucle. De nuit et seule qui plus est. J’ai rapidement su que je n’allais pas y arriver. J’ai alors fait demi-tour pour rejoindre le camp de base. »
Les conseils des Français
Sur place, elle a pu profiter des conseils des coureurs français.
« Je connais bien Sébastien Raichon notamment, qui est le seul à avoir réussi une « Fun Run » cette année (3 boucles). Il m’a donné quelques conseils avant la course. Au départ, je suis partie assez vite, ce qui n’est pas dans mes habitudes. Ça m’a permis de rester avec le groupe des Français et de bénéficier de leur expérience. Mais ils allaient un peu vite pour moi sur la durée et j’ai dû les laisser filer pour terminer la première boucle. »
« Aller droit dans la pente, j’adore ça »
Des airs de… Ninglinspo
Son passé en orientation et ses entraînements… en Belgique l’ont également aidé à relever ce défi.
« La Barkley, c’est un peu comme le Ninglinspo en version XXL. Ça peut faire sourire mais c’est ce que j’ai ressenti. Le même style de forêts que chez nous, mais avec des pentes beaucoup plus difficiles. On va également tout droit dans la pente, comme j’adore le faire lors de mes sorties en Belgique. Je pense que c’était un exercice qui me convenait bien au final. »