Le coach de l’Antwerp n’a pas compris ses joueurs

Le latéral gauche a surtout pu compter sur la transversale de son gardien qui a repoussé le penalty d’Hairemans, entré au jeu dix minutes auparavant. Mais pourquoi est-ce le milieu de terrain de 34 ans, de retour sur le terrain ce dimanche depuis le 20 juillet dernier après une rupture des ligaments croisés, qui a pris ses responsabilités ?

« Janssen aurait dû tirer, avouait, amer, Joseph Oosting, l’entraîneur anversois. J’ai demandé au coup de sifflet final à Vincent pourquoi il ne l’avait pas fait, mais il m’a répondu que c’était un choix du groupe. »

guillement

J’ai demandé à Vincent pourquoi il ne l’avait pas tiré, mais il m’a répondu que c’était un choix du groupe.

En voulant faire des cadeaux, le généreux Néerlandais a clôturé l’exercice du matricule 1 et par la même occasion relancer celui du Sporting, à l’endroit où il avait gagné son ticket européen en mai dernier.

Parce que dans une rencontre de piètre qualité, avec énormément de déchets, Titraoui avait eu la bonne idée de débloquer la situation par une frappe lointaine (41e, 0-1), identique à celle inscrite à Malines l’an dernier, ce qui avait permis à Charleroi de réaliser un grand pas vers le gain des playoffs 2.

Cette fois-ci, le chemin est encore long mais avec cette troisième victoire d’affilée, avec une troisième clean-sheet consécutive, les Sambriens sont toujours à trois petites unités de la tête alors que deux rencontres à domicile se profilent, face à Westerlo et Louvain.

Une finale à Sclessin les motive

« Ce n’était pas une belle rencontre de foot, tempère, dans l’allégresse, Mario Kohnen. Je n’étais vraiment pas content, notamment dans l’utilisation du ballon. »

Pendant une demi-heure, les partenaires de Scheidler ont éprouvé des difficultés à se défaire du marquage homme contre homme distillé par les pensionnaires du Bosuil. « Ils ont gagné tous les seconds ballons durant les 25 premières minutes. Nous n’avions pas les qualités techniques pour nous défaire du pressing », poursuit le coach intérimaire.

« C’était un match de défenseurs », résume, quant à lui, Keita. Mais les Carolos ont su faire le dos rond et être solides, à l’image de leur charnière centrale si puissante dans leur propension à gagner les nombreux duels.

« On a souffert, mais on le savait, analyse Van Den Kerkhof, auteur de l’assist. Ce sont des victoires qui font du bien car tout va se jouer en très peu de points. »

À eux désormais de faire le travail au Mambourg tout en espérant que les Rouches perdent au moins une unité sur les deux prochaines rencontres pour s’offrir une finale à Sclessin. « Ce serait top. On sait tous que nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde. J’ai un truc contre le Standard », termine Nzita.

Quoi de mieux, en effet, qu’un choc wallon décisif pour fermer la parenthèse de playoffs 2 qui parviennent décidément à tant faire vibrer les Carolos depuis 12 mois ?

Antwerp : Nozawa ; Tsunashima (77e Hairemans), Van Helden, Foulon ; Valencia, Dierckx (87e Vandeplas), Praet (70e Benitez), Tuypens (70e Adekami) ; Kerk, Schott ; Janssen.

Charleroi : Koné ; Blum, Ousou, Keita, Nzita ; Titraoui (74e Camara), Camara ; Van Den Kerkhof (87e Colassin), Guiagon (74e Pflücke), Bernier (63e Romsaas) ; Scheidler.

Arbitre : Bert Verbeke.

Le but : 41e Titraoui (0-1 ; assist : Van Den Kerkhof).

Cartes jaunes : Praet, Blum, Janssen, Romsaas, Koné.