Depuis le 1er mai, la France est officiellement entrée en période de surveillance renforcée des maladies transmises par les moustiques. Les autorités sanitaires font de la lutte contre la dengue, le chikungunya, le virus Zika et celui du Nil occidental, une priorité de santé publique. La saison s’annonce en effet à haut risque, après une année 2025 historique.
L’année 2025 a été marquée par un nombre sans précédent de cas de chikungunya recensés en métropole, avec 809 cas autochtones. Comme le rapporte Santé publique France dans un communiqué ce 6 mai, « il s’agit du nombre le plus important de cas et de transmissions autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006 ».
L’été 2025 marque une recrudescence sans précédent du chikungunya en France et en Europe, conséquence directe du réchauffement climatique qui favorise la prolifération des moustiques vecteurs. Les autorités sanitaires françaises et européennes alertent sur la progression rapide de ces maladies, et appellent à renforcer la prévention, notamment via deux vaccins disponibles depuis 2025…. Lire la suite
Par ailleurs, 30 cas autochtones de dengue ont été rapportés en métropole et 60 cas d’infection par le virus du Nil occidental. Pour la première fois, certaines régions ont signalé sur leur territoire des cas autochtones de chikungunya (Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine) et de virus du Nil occidental (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie).
Le moustique tigre s’étend partout en France
Reconnaissable à ses rayures noires et blanches, le moustique tigre (Aedes albopictus) est particulièrement préoccupant car c’est lui qui peut transmettre la dengue, le chikungunya et le virus Zika. Il est apparu en France métropolitaine en 2004. Depuis, il n’a cessé de progresser. Il est aujourd’hui présent dans 83 départements sur 96 et reste actif de mai à novembre.
Quels sont les bons gestes à adopter ?
La prolifération du moustique tigre est directement liée à la présence de gîtes larvaires, ces petites zones d’eaux stagnantes où la femelle pond ses œufs. Pour limiter la présence d’Aedes albopictus, supprimez les eaux stagnantes autour de votre domicile (coupelles de pots de fleurs, objets laissés à l’extérieur comme les seaux, les arrosoirs…) en les vidant au moins une fois par semaine et couvrez les récupérateurs d’eau de pluie ou encore les petites piscines à l’aide d’un couvercle hermétique ou d’une moustiquaire.

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Et pour réduire les risques d’être piqué :
portez des vêtements amples et couvrants ;en balade avec un enfant, utilisez une moustiquaire de poussette ;munissez-vous d’un répulsif adapté ;empêchez les moustiques d’entrer dans votre habitation, à l’aide de moustiquaires aux fenêtres ou aux portes ou en utilisant un ventilateur (il éloigne les moustiques qui sont dérangés par le vent produit).Les virus voyagent avec… les voyageurs
Dengue, chikungunya, Zika… Ces maladies circulent activement à l’international : Amériques, Asie du Sud-Est, Afrique, Pacifique. Des épidémies touchent également les territoires d’outre-mer français.

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Le risque : une personne contaminée lors d’un séjour à l’étranger peut, à son retour, être piquée par un moustique tigre local, qui transmettra alors la maladie à d’autres personnes.
Si vous partez en zone à risque, renseignez-vous avant le départ, protégez-vous des piqûres pendant tout votre séjour, et restez vigilant jusqu’à trois semaines après votre retour.
