Le Giec des Pays de la Loire publie, ce lundi 11 mai, un rapport sur les conséquences du dérèglement climatique sur la santé des habitants. Cette instance régionale regroupe une trentaine d’experts sur l’environnement et le climat. Elle a déjà documenté l’accroissement de phénomènes extrêmes dans la région : tempêtes, pluies diluviennes, canicules…

Près de 80 % des habitants de la région déclarent y avoir été confrontés. Parmi eux, 10,9 % évoquent des conséquences psychologiques, note le rapport. Il rappelle que durant l’été 2024, 450 passages aux urgences liés à la chaleur ont été recensés dans la région (142 décès). Et le nombre de jours de vague de chaleur pourrait doubler d’ici à 2050.

Les fortes températures aggravent les pathologies cardiovasculaires et respiratoires, dégradent la qualité du sommeil et affectent la santé mentale », développe le Giec. Elles allongent aussi la saison des pollens, accroissant les allergies. Et renforcent la présence des moustiques tigres, vecteurs de maladies virales.

Pour Antoine Charlot, secrétaire général du Giec des Pays de la Loire, la santé doit devenir un pilier central des politiques d’adaptation aux changements climatiques.