Tension au gouvernement bruxellois autour du rond-point Louise : « ⁠On ne peut pas exécuter ce projet en l’état »« Des gens perdent parfois 40 minutes »

Pour le président du conseil communal de Bruxelles-Ville, conserver la situation actuelle est une aberration. Pour rappel, le giratoire Louise a été mis, par endroits, sur une bande en 2020 lors de la pandémie. Au nom de la sécurité routière, Elke Van den Brandt (Groen) entend garder cette situation, a obtenu un permis et compte lancer ce printemps le chantier de pérennisation.

« Le rond-point Louise est un endroit central. Il ne faut pas de réduction de ses capacités d’accès. Jusqu’à preuve du contraire, rouler en voiture n’est pas encore interdit dans ce pays. Il y a justement des parkings dans ce quartier. Tout est fait pour que les gens puissent se garer. Je ne comprends pas qu’on restreigne l’accès », tonne le libéral. Outre sa casquette politique, Alain Courtois est également président de la fédération des cinémas. « Je suis très sensibilisé à la situation de l’UGC. Des gens perdent parfois 40 minutes pour sortir du parking. Ce n’est pas normal. Il faut faire quelque chose. »

Une artère bruxelloise transformée en « Champs-Élysées » ? Elke Van den Brandt remet le projet sur la table malgré les bruits de couloir« Les tunnels de l’avenue Louise sont une honte »

Faisant le parallèle avec la saga de l’avenue Franklin Roosevelt, Alain Courtois appelle à aller au bras de fer avec la Région. En 2017, alors Premier échevin, il s’était opposé au projet de Pascal Smet (Vooruit) et plaidait pour une configuration à deux bandes. « S’il le faut, je me coucherai sur l’avenue », avait déclaré le libéral à l’époque. Un bras de fer finalement gagnant pour la Ville : l’avenue avait finalement été remise à 2×2 voies.

Face à la saga du rond-point, à la situation des tunnels de l’avenue Louise et au projet incertain de « Champs-Élysées bruxellois », Alain Courtois lance un appel pour créer un « think-tank » consacré au haut de la ville, réunissant la Région et les communes concernées (Bruxelles, Ixelles et Saint-Gilles). « Le haut de la ville a été, avec le centre, un des endroits phares du commerce. Maintenant, il y a des choses moches. Les plantations au goulet Louise n’ont aucune unité. Regardez l’état du boulevard de Waterloo ! Il n’y a rien de beau. Les galeries, n’en parlons pas… Les tunnels de l’avenue Louise sont une honte et on laisse pourrir la situation. Le haut de la ville doit être repensé. Une réflexion est plus que nécessaire. »