La Turquie prise dans le « piège » des économies à moyens revenus Marché public à 1 milliard d’euros
L’armée belge a l’intention de s’équiper de drones, mais aussi de systèmes de protection contre les drones.
Le ministre N-VA n’exclut d’ailleurs pas de travailler avec la Turquie, pour l’acquisition de drones. « Il y a des pays, comme la Russie, avec lesquels on ne va évidemment pas travailler, déclare-t-il. Mais cela ne concerne pas la Turquie, qui est un pays membre de l’Otan depuis des décennies. La société Baykar a des capacités de production de drones qui peuvent être intéressantes pour la Belgique. C’est aussi moins cher de produire sur place ».
« Des entreprises belges pourraient travailler avec des partenaires turcs et faire de la sous-traitance là-bas », ajoute Bernard Phaleg, directeur des ressources et de l’armement au sein de l’armée belge.
Quid de la qualité ? « Les drones de Baykar sont testés tous les jours en Ukraine », répond Theo Francken. Et ceux-ci donneraient satisfaction, si l’on en croit le ministre de la Défense.
Ceci dit, le dossier d’acquisition des drones par l’armée belge n’est pas encore prêt.
En revanche, le dossier de l’acquisition d’un système de défense contre les drones pourrait avancer prochainement. En effet, il devrait y avoir prochainement une première sélection des candidats à la fourniture de ce système.
« On va travailler avec un consortium, dont au moins une entreprise sera belge, précise Bernard Phaleg. Il va bientôt y avoir une première sélection qui doit permettre d’avancer avec un nombre restreint de candidats. La sélection définitive interviendra plus tard ».
Selon lui, le budget total du système de défense contre les drones devrait s’élever à 1 milliard d’euros, sur une durée de douze ans.
Bernard Phaleg estime que la menace peut venir de plusieurs endroits, pas uniquement de la Russie. « Généralement, il n’est pas possible de déterminer l’origine d’un drone, déclare-t-il. La menace peut être intentionnelle mais aussi accidentelle ».