D’autres tendances émergent de cette enquête, comme la variation de la propension à subir des agressions sexuelles selon le genre et la sexualité. Les hommes cisgenres hétérosexuels sont 3 % à déclarer un viol, alors que ce taux monte à 14,2 % chez les femmes cisgenres hétérosexuelles, et 22,2 % chez les autres répondants (femmes et hommes cisgenres non-hétérosexuel·les et personnes trans).
Double agression à l’ULB: l’ULB demande une condamnation sévère pour l’ancien étudiant
Concernant le contexte de ces violences, 80,7 % de viols, ainsi que 68,2 % des agressions sexuelles sans pénétration, ont lieu dans la sphère privée (domicile, chez un partenaire ou un date).
La majorité des responsables évoqués sont les partenaires et anciens partenaires. En effet, ils sont décrits comme responsables de 65 % des viols, 50,4 % des agressions sexuelles sans pénétration et même 51,2 % des partages de photos intimes.
Les moitiés des victimes de violences sexuelles choisissent de s’adresser à leurs amis, plutôt qu’à des professionnels de santé, de police et de justice. Seules 6 % des victimes de viol avec pénétrations se sont adressées à la police.
Ces constats alarmants soulignent la nécessité de renforcement des actions de prévention et d’accompagnement. L’ULB annonce qu’elle s’appuiera sur cette enquête pour renforcer ses actions d’information, de prévention et d’accès aux dispositifs de soins et d’accompagnement.
L’ULB reproche à Bouchez de remettre en cause la place de l’université dans la démocratie