Dans un cas sur 6, votre patron ne sait même pas que vous faites des heures supplémentaires !Le bureau, lieu de contrôle exercé par l’employeur

Pour les entreprises, l’enjeu dépasse désormais la simple organisation du travail. Le bureau est devenu un symbole : celui de la confiance accordée aux équipes, de l’autonomie, mais aussi du contrôle exercé par l’employeur. « Le simple fait de ramener les gens au bureau ne rétablit pas automatiquement l’engagement, la collaboration ou la culture d’entreprise », souligne Grégory Renardy. Selon lui, imposer davantage de présence physique peut même accentuer certaines frustrations déjà existantes.

Le paradoxe est pourtant bien réel. Si les travailleurs se montrent prêts à partir lorsque leur flexibilité est remise en cause, beaucoup hésitent encore à changer d’employeur. La raison ? La peur de perdre l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle dont ils bénéficient actuellement. L’étude révèle ainsi que 42 % des salariés craignent de ne pas retrouver ailleurs des conditions aussi favorables.

Vous vous ennuyez au bureau mais ce n’est pas trop le moment de bouger ? Le jobcrafting est peut-être une solution !Un tiers des travailleurs cherche un nouvel emploi

Dans les faits, le retour au bureau est pourtant déjà amorcé. Un tiers des travailleurs hybrides belges se rendent aujourd’hui plus souvent sur leur lieu de travail qu’il y a un an. Une évolution progressive, souvent implicite, qui reflète aussi un changement du rapport de force sur le marché de l’emploi. Après plusieurs années favorables aux candidats, les entreprises reprennent progressivement la main et imposent davantage leurs conditions. La présence trois jours par semaine au bureau tend ainsi à devenir une nouvelle norme dans de nombreux secteurs.

Le marché reste cependant particulièrement mobile : 34 % des travailleurs belges recherchent activement un nouvel emploi et 38 % se disent ouverts à de nouvelles opportunités.

Les Belges l’ont adopté : où gagne-t-on le plus en tant que travailleur flexi-job ?