Le gouvernement dirigé par la ministre-présidente Elisabeth Degryse (Engagés) entend notamment relever le minerval à 1.194 euros pour 58% des étudiants du supérieur, ce qui devrait générer quelque 50 millions d’euros. D’autres mesures concernent l’enseignement obligatoire, où la charge de travail des enseignants du secondaire supérieur sera notamment augmentée de 10% sans compensation salariale. Les enseignants statutaires bénéficieront par ailleurs à l’avenir d’un régime de congés maladie moins généreux. Le décret-programme prévoit également de revoir à la baisse les moyens budgétaires destinés à la distribution de fournitures scolaires ou de repas gratuits dans les écoles.

Le marathon parlementaire se prolonge en Fédération Wallonie-Bruxelles, où les économies voulues par la majorité Azur ravivent les tensions avec l’opposition.

Avec ces différentes mesures structurelles, la majorité entend ramener le déficit budgétaire de la FWB à 1,2 milliard d’euros d’ici 2029, contre pas loin de 1,7 milliard cette année.

Contenant près de 200 articles au total, le décret-programme a été débattu en commission Enseignement supérieur jusque 04h00 mardi. À 05h00, les discussions se poursuivaient néanmoins toujours avec énergie en commission Éducation.

L’opposition a déposé de nombreux amendements sur le texte. A l’initiative du PS, trois d’entre eux seront soumis à l’avis de la section législation du Conseil d’État, suspendant ainsi de facto le vote sur l’ensemble du texte jusqu’à réception des réponses.

Le Conseil d’État dispose d’au moins 30 jours pour se prononcer, à moins que le président du parlement, Benoît Dispa (Engagés), invoque l’urgence, ce qui réduirait alors le délai à cinq jours. Pareille demande d’urgence doit toutefois être dûment justifiée.