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12 mai 2026 à 18h04
L’inquiétude monte en France alors qu’une patiente, qui faisait partie des cinq passagers français du navire de croisière MV Hondius, est infectée à l’hantavirus et hospitalisée en réanimation à Paris. Cependant, ce n’est pas la première fois que le pays est confronté à des hantavirus.
En France hexagonale, de 2005 à 2024, 2 046 cas de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR) ont été diagnostiqués par le Centre national de référence (CNR) des hantavirus (Institut Pasteur). Un patient infecté a d’ailleurs été recensé dans le Rhône il y a deux ans.
Un cas d’infection par le virus Séoul
Ce cas confirmé remonte donc à 2024. Il s’agit d’un cas d’infection par le virus Séoul. La souche détectée chez ce patient est proche de souches circulant chez des rats sauvages capturés à Lyon au sein du parc de la Tête d’Or, d’après le site de Santé publique France.
Dans un article intitulé Évolution et caractérisation génétique du virus de Séoul chez les rats sauvages Rattus norvegicus d’un parc urbain à Lyon, France (2020–2022), il est indiqué que le virus de Séoul (SEOV) est un orthohantavirus principalement porté par les rats.
Chez l’être humain, il peut provoquer une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).
Des rats du parc de la Tête d’Or testés positifs
L’étude explique : « Nous avons réalisé une caractérisation sérologique et moléculaire complète du SEOV chez Rattus norvegicus dans un parc urbain très fréquenté d’une grande ville (Lyon, France), afin de fournir des informations essentielles à la mise en place de stratégies de surveillance du SEOV. »
Les chercheurs ont échantillonné des rats dans le parc de la Tête d’Or à Lyon entre 2020 et 2022. « Nous avons observé une faible structuration des populations de rats sauvages à l’échelle de la ville de Lyon. »
Un seul site d’échantillonnage dans le parc (un bâtiment créé en 2021) présentait une forte différenciation génétique et méritait une attention particulière. « Nous avons confirmé la circulation du SEOV chez les rats du parc avec une forte séroprévalence (17,2 %) et une forte similarité génétique avec la souche précédemment décrite en 2011 dans la ville de Lyon. »
« Une surveillance de ce virus pourrait constituer un système d’alerte »
Cette étude a permis de confirmer la circulation continue du virus de Séoul dans un parc urbain très fréquenté où le risque de transmission à l’être humain est présent.
« La mise en place d’une surveillance de ce virus pourrait constituer un système d’alerte précoce efficace et aider à préparer des interventions fondées sur l’évaluation des risques. Étant donné le flux génétique important observé entre les populations de rats du parc et celles du reste de la ville, nous recommandons que la surveillance du SEOV soit menée à l’échelle de l’ensemble de la ville », suggérait l’étude publiée en mai 2024.
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