ENTRETIEN – À l’occasion de la remise du prix Henry Hope Reed par l’université Notre Dame, à Chicago, l’architecte en chef Philippe Villeneuve revient sur la restauration de la cathédrale de Paris. Il défend une architecture nourrie par l’histoire et justifie la reconstruction à l’identique de la flèche de Viollet-le-Duc.

LE FIGARO. – L’université Notre Dame vous a récemment décerné le prix Henry Hope Reed pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Que signifie-t-il ?

PHILIPPE VILLENEUVE. – C’est un prix d’architecture qui récompense les travaux de préservation de la ville traditionnelle. Après tant d’efforts pour la restauration de Notre-Dame de Paris, je suis heureux qu’ils aient été sensibles à mon travail sur l’un des monuments les plus emblématiques du monde. J’ai visité plusieurs fois l’université Notre Dame, dans l’Indiana, où j’ai donné des conférences et rencontré de nombreux professeurs de leur école d’architecture. Ils défendent une vision de l’architecture et pratiquent un enseignement qui a disparu dans la plupart des écoles modernes. Ils forment les élèves à utiliser les matériaux locaux, à tenir compte des spécificités climatiques et des spécificités traditionnelles, à penser l’urbanisme à échelle humaine. Et, surtout, ils enseignent l’histoire de l’architecture, qui a…

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