« Liée à l’énergie »

Cette hausse « semble liée à l’énergie », avec des producteurs qui répercutent les surcoûts qu’ils subissent, estime Samuel Tombs, de Pantheon Macroeconomics, dans une note.

Au pays des burgers, la viande bovine figure parmi les produits dont le coût affole les consommateurs-citoyens à l’approche des élections de mi-mandat, qui se tiendront en novembre. En avril, il fallait débourser 16,1 % de plus qu’un an plus tôt pour un steak de boeuf, 14,5 % de plus pour de la viande hachée.

Les signes d’accalmie sont rares, chez les concessionnaires par exemple (-2,7 % sur un an pour les véhicules d’occasion).

La guerre au Moyen-Orient relance un secteur énergétique mais pourrait amener à une nouvelle dépendance

« Pour la première fois depuis trois ans, l’inflation va plus vite que les hausses de salaires. C’est un coup dur pour les ménages des classes moyennes et populaires », relève Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

Le président « Donald Trump avait promis de faire baisser les prix ‘dès le premier jour’ (de son mandat en janvier 2025, NDLR). Au lieu de cela, il ne cesse de les faire grimper », tempête de son côté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Elle voit dans l’inflation actuelle une conséquence directe des décisions personnelles du chef de l’Etat, qui frappe les importations de multiples droits de douane et est entré en guerre contre l’Iran au côté d’Israël.

Le prix de l’essence explose

Dans les stations-service, l’effet de la guerre au Moyen-Orient a continué à se faire sentir en mai.

Un gallon (près de 3,8 litres) d’essence ordinaire coûte actuellement en moyenne 4,50 dollars aux États-Unis, contre environ 3 dollars juste avant la guerre, selon le dernier relevé de l’association automobile américaine (AAA), qui fait référence.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, semble dans une impasse et les cours du pétrole restent ancrés au-dessus de cent dollars le baril.

Nouveau coup dur à la pompe ce mercredi: voici les prix annoncés

La Bourse de New York a ainsi ouvert dans le rouge mardi, fragilisée par la hausse des prix du pétrole et le repli des valeurs technologiques, sur fond de cette nouvelle accélération de l’inflation. Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,10 %, l’indice Nasdaq perdait 0,71 % et l’indice élargi S & P 500 reculait de 0,27 %.

A quelques mois des élections de mi-mandat, le gouvernement de Donald Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains. Le locataire de la Maison-Blanche avait fait de la reconquête du pouvoir d’achat une de ses priorités.