Insolite à Liège : un paon égaré dans le parc d’Avroy

Mais pour Marco Manzoli, 81 ans, un chauffeur de bus à la retraite, il s’agit surtout de délinquants qui produisent beaucoup de crottes.

« Leur population a explosé en 30 ans et elle est désormais trop importante : ils perturbent le sommeil, gênent la circulation et salissent le sol avec des excréments qui ressemblent à de la crème glacée, dans lesquels on finit par marcher », a déclaré à l’AFPTV M. Manzoli.

Non loin de là, six paons se promènent nonchalamment à un carrefour, contemplant leur reflet dans les voitures garées et les vitrines des magasins.

« Les paons grimpent sur les voitures… et les griffent », ajoute M. Manzoli, craignant que « les touristes ne viennent plus en vacances à moins d’avoir un garage où garer leur voiture ».

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Le pâtissier Claudio Ianiero, 64 ans, a précisé à l’AFPTV que les paons vivaient depuis longtemps dans une pinède située derrière le village, mais qu’ils avaient commencé à chercher refuge contre les prédateurs en nichant dans les jardins de maisons abandonnées.

« Là-bas, ils ont de nombreux ennemis naturels, comme les loups et les renards. Ici, en revanche, ils n’en ont aucun, et ils prolifèrent à un rythme difficile à contrôler », dit-il.

La ville divisée en deux camps

Alors qu’un paon s’approchait de la vitrine de la boulangerie, lorgnant les croissants au beurre exposés à l’intérieur, M. Ianiero a démenti les informations alarmistes relayées par les médias faisant état d’une invasion, d’une urgence sanitaire ou d’un exode forcé des habitants.

Le pâtissier, qui compte parmi ses spécialités des biscuits en forme de paon, affirme que les habitants vivent en harmonie avec ces oiseaux depuis des années.

Ces oiseaux à crête, avec leurs innombrables nuances de bleu, sont « quelque chose de magique » pour Punta Marina, estime-t-il.

Mais pour Mara Capasso, une caissière de supermarché de 57 ans, la question des paons « a divisé la ville en deux camps ».

Elle précise que certains de ses voisins sont réveillés chaque nuit par les cris d’accouplement des oiseaux.

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Les paons devraient être « emmenés dans des forêts de pins, des bois, des endroits où ils peuvent vivre dans leur habitat naturel, car ils ne devraient jamais vivre sur du béton », poursuit-elle.

Au fil des années, la mairie de Ravenne, dont dépend Punta Marina, a envisagé diverses stratégies pour gérer la population des volatiles.

Une tentative de relocalisation en 2022 a toutefois échoué, en grande partie à cause de l’opposition des associations de défense des animaux.

Cette initiative pourrait bien aboutir aujourd’hui, car « nous recevons des propositions d’adoption de toute l’Italie », assure M. Ianiero.

Bien que la municipalité ait lancé en 2024 une campagne visant à sensibiliser les habitants et les touristes à la cohabitation avec les paons, notamment en leur demandant de ne pas les nourrir, Emanuele Crescentini, un habitant de la région, juge qu’il faut aller plus loin.

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M. Crescentini, 50 ans, s’est autoproclamé « garde forestier » des paons, arpentant les rues pour protéger les oiseaux de la colère des habitants.

« Il y a beaucoup d’espace à Punta Marina, ils pourraient se disperser partout sans causer le moindre problème », souligne-t-il.

« Nous pourrions montrer l’exemple d’une coexistence intelligente et mature. C’est tout à fait possible », selon lui.