La proposition de paix de Vladimir Poutine subit une pluie de critiques : « Une offre de façade »« La guerre s’est intensifiée »
« L’élimination progressive de ce statut, lente et fragmentée, risque de laisser les personnes les plus vulnérables sans protection », alerte M. O’Flaherty. « Dans certains pays, des changements de politique ont réduit la protection et l’assistance. De plus, je constate une montée du sentiment anti-ukrainien, parfois alimentée par des discours populistes. »
Or, « les enjeux sont considérables : faute de cadres nationaux solides et d’une approche coordonnée au niveau européen, d’innombrables Ukrainiennes et Ukrainiens pourraient être contraints à des choix impossibles. La guerre n’est pas terminée : elle s’est intensifiée. Au cours de l’année écoulée, le nombre de victimes civiles a atteint un niveau sans précédent. Les attaques russes menées contre les infrastructures civiles, y compris des habitations, des hôpitaux, des établissements scolaires et des infrastructures énergétiques, rendent la vie quotidienne très difficile. Il est clair qu’aucune région d’Ukraine n’est sûre. »
Et le commissaire aux droits de l’homme de souligner que des centaines de milliers d’Ukrainiens ont déjà refait leur vie dans leur pays d’accueil, où leurs enfants sont souvent scolarisés et intégrés, alors que de nouveaux arrivants sont désormais refoulés. « Les pays doivent éviter ce que le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés décrit comme un scénario ‘bord de précipice’ caractérisé par une fin prématurée de la protection. Ils doivent veiller en particulier à ce que les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants, les mères isolées, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, ne passent pas entre les mailles du filet. »
Front, pétrole, économie… La situation n’est pas terrible pour la Russie qui perd du terrain en UkraineLa Pologne collabore avec l’ICE américaine
Hasard de calendrier, Amnesty International a sorti mardi un rapport dénonçant par ailleurs la collaboration de la Pologne avec la police de l’immigration américaine (ICE) dans le cadre de l’expulsion d’une cinquantaine d’Ukrainiens du territoire américain.
« D’après les informations recueillies par Amnesty International et Human Rights First, le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) des États-Unis a transité par des aéroports polonais et traversé le territoire polonais lors d’au moins deux opérations visant à renvoyer plus de 50 personnes en Ukraine, une zone de guerre active, en novembre 2025 et mars 2026 », peut-on y lire. « Transférer de force des Ukrainiens vers une zone de guerre, où des missiles frappent l’ensemble du territoire, heurte la conscience et bafoue le droit international. »