« Le nom Nauru est apparu parce que Naoero était difficile à prononcer pour les étrangers, ce changement n’a pas été fait par choix, mais par souci de commodité », soutient le gouvernement dans un communiqué expliquant ce changement.

Quand un pays offre un « passeport en or » pour 100 000$

La langue de cet Etat océanien est le « dorerin Naoero », parlé par la grande majorité de ses quelque 10.000 habitants.

La voie du référendum s’impose au gouvernement car le changement du nom du pays requiert de modifier la Constitution.

« Ce changement de nom sera appliqué à l’échelle nationale » et concernera les noms des avions et des navires nationaux, l’identité officielle au niveau régional et international, y compris aux Nations Unies ou encore les symboles officiels du pays, rapporte encore le communiqué.

Nauru était un protectorat allemand de la fin des années 1880 jusqu’à la Première Guerre mondiale, quand l’île a été conquise par les troupes australiennes.

Elle a été administrée conjointement par l’Australie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande avant d’accéder à l’indépendance en 1968.

Au cours des dernières décennies, l’Australie a envoyé des milliers de migrants tentant d’atteindre ses côtes vers des centres de traitement et de détention sous-traités à Nauru avant de suspendre cette politique. L’an dernier, Canberra a recommencé à expulser des personnes séjournant illégalement en Australie vers le micro-Etat dans le cadre d’un accord d’1,4 milliard d’euros. Canberra versera cette somme sur 30 ans à Nauru pour l’accueil de ces individus.