37, c’est le nombre de tiers-lieux d’expérimentation (TLE) impulsés par France 2030 depuis le lancement de ce programme en 2022. Bras armés de la santé numérique, dotés d’une enveloppe de 63 millions d’euros sur 5 ans, ils accompagnent les industriels dans la conception, l’expérimentation et l’accès au marché de leur solution sur un large spectre comme la santé mentale à Lyon, le maintien à domicile à Clermont-Ferrand, la coopération entre les acteurs de santé à Rennes ou encore la chirurgie robotisée à Amiens. A Nice, c’est à la peau, cet organe mal-aimé, que s’intéresse le TLE SKIN, dont le lancement officiel est programmé à la fin du mois de mai.

« La peau est un organe qui se prête particulièrement bien aux applications numériques, à la fois en termes d’imagerie, de suivi, d’autodétection… Elles vont nous aider à régler certaines problématiques, notamment l’accès au soin ou la détection précoce de cancers cutanées, lesquels ont triplé en 30 ans », relève le professeur Thierry Passeron, chef du service dermatologie au CHU de Nice. L’hôpital est le porteur du dispositif, en partenariat avec l’INRIA de Sophia Antipolis, le pôle de compétitivité Eurobiomed, le Resah, l’association des dermatologues libéraux et la Fédération Française de la Peau qui rassemble 26 associations de patients. Il dispose d’une enveloppe d’environ 1 million d’euros pour se structurer et soutenir un premier projet d’expérimentation.