Si les joueurs de Taravel terminaient cinquièmes en championnat – et gagnaient le barrage européen – ce serait direction le deuxième tour préliminaire de Conference League, à la même date. En 2024-25, l’équipe bruxelloise avait touché 11,2 millions pour avoir atteint les seizièmes de finale de C3… contre 7,6 millions € pour le même stade pour La Gantoise, en C4. La différence devient de plus en plus notable au fil des tours : atteindre les huitièmes rapporte 1,75 million € de plus, contre 800 000 € seulement en Conference.
Tête de série en préliminaire
Soulever la Coupe ce jeudi, pour le RSCA, ce serait obtenir le troisième ticket européen, qui envoie directement au dernier tour préliminaire d’Europa League, qui ne commence que le 20 août, quand l’équipe est un peu plus rodée. Le niveau serait plus corsé, mais l’on peut déjà affirmer qu’il y serait malgré tout tête de série, ce qui promet un adversaire abordable comme Heraklion (Grè), Lillestrom (Nor), Jablonek (Tch) ; un club islandais, bosnien ou estonien, même si un épouvantail comme Besiktas (Tur) peut toujours se glisser dans l’urne des non-têtes de série.
Surtout, même en cas de défaite, la phase finale de la Conference League serait assurée, cette fois. À noter que si l’Union s’impose, c’est Saint-Trond qui héritera de ce ticket et pas le finaliste battu. Disputer l’Europa League, c’est avoir l’assurance de toucher plus de bonus de l’UEFA, donc, mais aussi de remplir un peu plus le stade pour cinq soirées européennes au moins et mieux valoriser ses joueurs à la revente. La différence financière est donc bien réelle.
L’Union, elle, est déjà certaine de disputer la Ligue des champions. Reste à savoir si ce sera en préliminaire ou pas.