Programmeur à 17 ans
À 17 ans, il devient programmeur/analyste dans une boîte informatique. « Je me suis alors rendu compte que les systèmes informatiques des entreprises étaient bancals, déclare-t-il. J’aurais pu me laisser abattre. Mais j’ai pris cela comme un challenge. Je me suis demandé comment je pouvais améliorer les codes informatiques pour faciliter la vie des personnes qui les utilisent ».
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En 2022, il se lance comme indépendant dans la consultance informatique. Un an plus tard, à 19 ans, il crée son entreprise, Awit, afin d’engager du personnel. L’appui de l’Awex, l’Agence wallonne aux exportations, a permis à son entreprise « de se confronter au marché ».
Parallèlement à cela, Andrew Willems suit des études de physique puis d’informatique à l’ULiège. Ses projets professionnels ayant pris de l’ampleur, il arrête ses études pour se consacrer pleinement à son entreprise.
Les algorithmes plutôt que l’IA
Le siège d’exploitation d’Awit est situé à Péruwelz (Hainaut), mais c’est à Liège qu’est situé le siège principal où sont localisés les travailleurs. « Au fur et à mesure des projets, nous nous sommes rendu compte que les problèmes des entreprises étaient récurrents, déclare-t-il. Nous avons donc développé un logiciel qui permet de détecter rapidement les problèmes et de fournir automatiquement plusieurs solutions ».
« Nous utilisons quand même l’IA mais uniquement là où elle apporte de la valeur. Comme nous n’avions jamais levé d’argent externe, les algorithmes étaient une meilleure solution pour nous. »
Ce logiciel s’appelle GROB. À contre-courant de la tendance actuelle, le cœur de GROB repose sur des algorithmes et non sur l’intelligence artificielle. « Les algorithmes sont plus complexes à mettre en place au départ, mais ils sont ensuite plus simples à utiliser, précise Andrew Willems. L’IA c’est très lourd en termes de coûts d’entraînement, de serveurs, de consommation d’électricité… Nous utilisons quand même l’IA mais uniquement là où elle apporte de la valeur. Comme nous n’avions jamais levé d’argent externe, les algorithmes étaient une meilleure solution pour nous. Cela nous permet aussi d’être plus rapides dans l’analyse des problèmes des entreprises ».
Actuellement, le premier marché d’Awit est l’Asie de l’est, suivie de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Pour servir au mieux ces marchés, l’entreprise liégeoise est en train d’ouvrir un nouveau bureau à Tokyo et finalise l’ouverture d’un bureau aux États-Unis.
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Après presque trois ans de développement du logiciel GROB, la société veut maintenant rentrer dans la « commercialisation lourde ». Pour ce faire, elle est en train de lever des capitaux. « Je ne peux pas vous dire le montant exact car le tour de table est en cours », déclare Andrew Willems. Mais cela se chiffre en millions d’euros.
Secteurs critiques
La société liégeoise fournit ses services dans des secteurs dits critiques : les data centers, l’aviation, les aéroports, l’automobile… « Nous avons travaillé sur plus de 50 projets en quatre ans », précise Andrew Willems.
N’ayant pas beaucoup de clients situés « entre la Pologne et la Chine », le CEO d’Awit a profité la mission économique en Turquie pour tenter de s’implanter dans cette région géographique. « Les coûts sont plus faibles en Turquie mais ils sont très forts dans le digital, explique-t-il. En outre, le décalage horaire est réduit et les liens sont forts avec l’Europe ».