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Dans un monde idéal, il faudrait que les autorités soient cohérentes dans leur discours
L’association a officiellement demandé l’annulation du feu d’artifice au nom du bien-être animal. Depuis des années, Gaia plaide pour qu’il n’y ait plus de gerbes de feux qui éclatent dans le ciel que ce soit pour le nouvel an ou le 21 juillet. « On a de nombreux échanges sur le sujet. Chaque année, on relance le débat pour que ce soit annulé », indique Sébastien de Jonge, chargé des opérations. « Notre priorité est les particuliers car on est réaliste. Dans un monde idéal, il faudrait que les autorités soient cohérentes dans leur discours et ne fasse pas de spectacle pyrotechnique alors qu’elles interdisent les particuliers de faire un feu d’artifice car les animaux ne font pas la différence. »
Gaia rappelle que l’usage des feux d’artifice est déjà drastiquement restreint en Région de Bruxelles-Capitale en raison des nuisances et dangers qu’ils représentent. Chaque année, les feux d’artifice provoquent des drames pour les animaux et les humains. En 2025, Gaia a recensé au moins 81 animaux de compagnie victimes des feux d’artifice dont 33 morts. Ce bilan ne tient pas compte des atteintes à la faune sauvage. « C’est un peu incompréhensible, pour une privatisation, d’autoriser un feu d’artifice. Il y a déjà un feu d’artifice le 21 juillet, raison de plus pour ne pas en avoir un supplémentaire. Il existe suffisamment d’alternatives comme des drones qui sont tout aussi bien et qui n’impactent pas le bien-être animal », souligne Sébastien de Jonge.
Gaia n’a pas encore écrit au Roi pour plaider sa cause mais pourrait l’envisager. Selon une enquête Ipsos réalisée pour Gaia, 67 % des Belges soutiennent l’interdiction de la vente et de la détention de feux d’artifice par des particuliers. De plus, de nombreuses communes limitent ou interdisent déjà les feux d’artifice.
L’interdiction des feux d’artifice pour les particuliers : ça avance enfin !
Du côté de l’ambassade américaine, on ne semble pas encline à revoir ses plans. Le feu d’artifice, Bille White y tient. « L’ambassade travaille en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin d’obtenir tous les permis nécessaires pour la célébration du 250e anniversaire des États-Unis au Parc du Cinquantenaire », fait savoir le porte-parole de Bill White.