« Je suis heureuse et fière du travail accompli par toute l’équipe qui m’entoure. Ce nouveau titre européen est le fruit d’une parfaite collaboration. C’est le troisième et il compte. Mais je ne serai vraiment satisfaite que quand j’aurai décroché l’or olympique. »

Une demi-finale acharnée

Avec 15 participantes dans la catégorie, Sarah Chaari était la seule exemptée des huitièmes de finale grâce à son statut de n°1 mondiale. Ce n’est donc que sur le coup de 14 heures que la Carolorégienne monta (enfin) sur le tatami pour son quart de finale face à la Slovène Rudolph qui avait écarté l’Ukrainienne Podolian.

Ce fut la jeune n°30 mondiale qui marqua les deux premiers points (0-2) avant que Sarah ne mette le turbo. Le verdict du combat fut sans appel (6-2, 10-1), notre compatriote encaissant le dernier point sur pénalité pour s’être agrippée à son adversaire. Qu’à cela ne tienne, Sarah était bien partie et la satisfaction se lisait sur son visage comme sur celui de Mourad Laachraoui, son entraîneur en bord de tatami, qui ne cessa de la conseiller pendant la journée.

En demi-finale, Sarah retrouva la Française Wiet-Hénin (30 ans), championne du monde en 2023 et médaillée à l’Euro (trois fois l’argent, trois fois le bronze) en -67 kg de 2014 à 2024, année où elle fut battue en finale par… Sarah Chaari. Une revanche pour la native de Nancy, fille d’Orlando Wiet, champion du monde de boxe thaïe et de Valérie Hénin, championne du monde de kick-boxing !

Leonardo Gambluch, coach principal francophone : « Sarah Chaari est une exception »

Le face-à-face fut acharné, l’adversaire de Sarah accompagnant tous ses coups de cris stridents. Mais aucun n’atteignit sa cible, si bien que la Carolorégienne l’emporta (6-2, 8-3), n’encaissant que sur pénalité. En route pour la finale face à la Turque Uzuncavdar (20 ans), championne du monde -21 ans et médaillée de bronze seniors l’an dernier. Et, logiquement, déjà n°2 mondiale en -73 kg…