Si ces 500 milliards peuvent impressionner au premier abord, égalant pratiquement la dette publique d’un pays comme la Belgique, ce montant reste à relativiser d’après l’Institut de Kiel. Il ne représente en effet que 0,25 % du PIB des pays européens partenaires de l’OTAN. Les chercheurs de l’institut estiment que cet effort financier est gérable s’il est planifié avec rigueur.

Tensions entre l’Allemagne et les Etats-Unis: Merz dit qu’il ne renonce pas à travailler avec Donald TrumpUne répartition des tâches plutôt qu’une grande puissance

Plutôt que de créer une superstructure continentale, l’étude préconise une mise en réseau intelligente où chaque région apporterait son expertise. Dans cette coopération, l’Europe du Nord, par exemple, se concentrerait sur le contrôle maritime, tandis qu’un pays comme l’Allemagne serait centré sur la défense aérienne et la lutte anti-drones. Une répartition des tâches qui permettrait d’optimiser les ressources et d’accélérer la mise à niveau des centres de contrôle et de la logistique en moins de cinq ans.

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Les experts affirment que l’argent n’est pas le verrou, c’est bien sur la volonté des dirigeants européens à coopérer ensemble que reposera la réussite de cette mutation. « L’Ukraine nous montre que cela ne prend pas des décennies », explique Thomas Enders, l’un des chercheurs.

La question n’est donc pas seulement de savoir combien investir, mais comment investir. « Si nous utilisons ces fonds substantiels de manière stratégique pour la souveraineté, la technologie et la rapidité, nous serons capables de nous défendre et d’exercer une force de dissuasion », conclut Nico Lange, un autre chercheur.