Le président madrilène semble viser un opposant spécifique, identifié comme Enrique Riquelme Vives, en le mettant au défi de l’affronter directement : « Si vous aimez me critiquer, alors venez me battre dans les urnes et je m’inclinerai. » Cependant, cette invitation pourrait faire penser à un piège tant les conditions pour se présenter sont presque inaccessibles.

Pas de sanction sportive mais une énorme amende : voici la somme colossale infligée par le Real Madrid à Valverde et TchouaméniDeux obstacles difficilement franchissables

Le premier rempart est temporel. Pour espérer s’asseoir sur le fauteuil présidentiel, le règlement impose d’être de nationalité espagnole et, surtout, d’être socio du club depuis au moins 20 ans sans interruption. De quoi éliminer toute concurrence « récente » ou extérieure à l’écosystème historique du club.

Si le premier verrou peut être à la portée de tous, le second est beaucoup plus difficilement atteignable. Le problème ici est d’ordre financier. La loi espagnole et les statuts du Real Madrid obligent chaque candidat à fournir une garantie bancaire, appelée « aval », couvrant 15 % du budget général des dépenses du club. Avec un budget qui culmine aujourd’hui à 1,28 milliard d’euros, tout prétendant à la présidence doit donc être capable de mobiliser immédiatement… 187 millions d’euros.

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À ceci s’ajoute la contrainte concernant l’origine de cet argent. Cette garantie bancaire doit être validée par la Banque d’Espagne et doit s’appuyer exclusivement sur la fortune personnelle du candidat. Impossible donc de compter sur les ressources du club ou sur des fonds extérieurs pour couvrir les 187 millions.

En exigeant une personne avec de telles capacités financières pour le poste, le système garantit que seul un multimillionnaire, socio de longue date, peut espérer défier Florentino Perez.