Figure incontournable du paysage musical français, le chanteur Renaud compte encore aujourd’hui de nombreux fans. Mais au-delà de sa voix et de ses chansons, l’artiste est également connu pour ses zones d’ombre, et ses problèmes de santé longtemps cachés qui lui ont valu quelques mises en avant dans les médias.

Devenu alcoolique suite à sa séparation avec sa femme, Renaud a été au cœur d’apparitions controversées, relayées en masse sur les réseaux sociaux, récemment encore. Et en plus de sa dépendance à l’alcool, l’interprète de « Mistral gagnant » doit composer avec un trouble mental très handicapant au quotidien : la paranoïa.

Renaud : son ex-femme dévoile la cause qui l’a poussé à quitter le chanteur français et qui a mené à son addiction à l’alcoolRenaud atteint de paranoïa : il y a eu des épisodes troublants

Cette maladie mentale méconnue est mise en lumière par Lolita Séchan, la fille de Renaud, dans le documentaire dédié au chanteur et réalisé par Tancrède Ramon, intitulé Renaud, à cœur perdu. Invitée sur le plateau de C à vous, l’autrice est revenue sur l’impact de la paranoïa sur le comportement de son père.

« Ça fait quatre ans et demi que je n’ai pas bu une goutte » : Renaud se confie sur son addiction à l’alcool

« Ça a été un élément déclencheur, il y a quelque chose qui s’est cristallisé là », a-t-elle indiqué, évoquant un voyage de son père en Russie et un concert qui s’est mal terminé, la foule quittant la salle avant la fin. « Il s’est mis à surinterpréter ce qu’il voyait. Il a pensé que c’était un coup monté qui était fait et a relié ça peut-être à un passé familial qui était complexe. Il s’est mis en tête que les services secrets russes voulaient l’assassiner. Ça a été une déflagration dont il s’est remis tant bien que mal dans les années suivantes mais qui a été le signe avant coureur d’une très grosse crise de paranoïa dix ans plus tard à Cuba », a détaillé le réalisateur du documentaire. « Son gars sûr et meilleur ami, Mourad, devait manger des sandwichs avant lui pour vérifier qu’ils n’étaient pas empoisonnés. […] Sa peur prend tout l’espace, mental et physique. »

« Il a la chance d’avoir la création qui est sa béquille pour survivre à cette peur qui monte en lui de la paranoïa », a conclu Lolita Séchan, qui affirme avoir dû convaincre son père, réticent au départ à l’idée de dévoiler ce pan de sa vie dans le documentaire qui lui est dédié.