« La situation sécuritaire actuelle démontre chaque jour un peu plus la nécessité d’une zone de police unique à l’échelle de la capitale, dotée d’un commandement unique, d’une force d’intervention plus grande et d’une stratégie claire. L’objectif est simple: renforcer l’efficacité et la proximité de nos services d’ordre partout à Bruxelles », a expliqué le ministre.

Toutes les zones de police vont recevoir des nouvelles caméras : voici la répartition des 25 millions d’euros dans le cadre du plan « grandes villes »

La loi intègre la norme minimale d’un agent de quartier pour 2000 habitants. Une dotation de 65 millions d’euros sur cinq ans est dégagée pour soutenir cette fusion. Une procédure de sonnette d’alarme est mise en place, valable dans toute zone fusionnée. Elle permet de demander la suspension d’une décision du collège de police lorsqu’elle concerne la répartition géographique des postes de police, le plan zonal de sécurité ou le budget, et qu’elle porte atteinte à l’intérêt général de la commune.

Le ministre MR a lancé un appel à la coopération et à la « responsabilité » des acteurs concernés.

« Cette fusion était attendue depuis des années. Nous l’avons concrétisée en à peine un an. Nous comptons maintenant sur la responsabilité de l’ensemble des acteurs concernés pour en faire un succès », a ajouté Bernard Quintin.

Parmi ces acteurs, se trouvent les 19 bourgmestres bruxellois, fermement opposés à la réforme. Il n’est pas sûr qu’ils aient entendu l’appel du ministre. L’association des communes bruxelloises, Brulocalis, a annoncé qu’elle introduirait un recours devant la Cour constitutionnelle contre la loi.

Un débat parfois vif a entouré cette réforme, donnant lieu à un match entre Bruxelles et Anvers sur fond de lutte contre le trafic de drogue. Il n’a pas évité non plus l’écueil communautaire, car cette fusion est réclamée de longue date par les partis flamands.