Pour la deuxième année consécutive, les adaptations de contrats dépassent donc largement les nouvelles conventions matrimoniales.

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La Flandre concentre la majorité des nouveaux contrats avec 9 144 actes, soit près de 60 % du total belge. La Wallonie suit avec 4 566 nouveaux contrats, représentant près de 30 %. Mais c’est surtout dans les modifications que l’évolution se révèle significative. En Wallonie, près de 4 000 couples ont modifié leur contrat en 2025, contre moins de 3 500 en 2018, soit une progression de plus de 12 % en quelques années.

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« Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la possibilité de changer de régime matrimonial

Pour Axelle Laine, notaire et porte-parole de notaire.be, cette évolution traduit une meilleure connaissance des outils juridiques à disposition des couples. « Les citoyens sont de plus en plus sensibilisés à la possibilité de changer de régime matrimonial en fonction de l’évolution de leur situation familiale », souligne-t-elle.

Une meilleure connaissance des outils juridiques

Les motivations diffèrent selon l’âge des couples. Les plus jeunes modifient généralement leur contrat pour protéger un patrimoine personnel ou anticiper certaines situations familiales, comme l’absence d’enfants. Les couples plus âgés, eux, utilisent principalement ces adaptations dans une optique successorale afin de renforcer la protection du conjoint survivant.

En Belgique, les époux qui se marient sans contrat sont automatiquement soumis au régime légal de la communauté. Celui-ci prévoit un patrimoine commun ainsi que deux patrimoines propres distincts. Toutefois, un contrat permet d’aménager ces règles et de déterminer, par exemple, le caractère commun ou non des revenus, ou encore le statut d’un bien immobilier acquis avant le mariage.

Le mariage gay serait-il plus solide ?Une préférence pour la séparation des biens

Les chiffres montrent également une préférence croissante pour les régimes de séparation de biens. La plupart des nouveaux contrats conclus en 2025 reposaient sur ce modèle, parfois accompagné d’une communauté limitée portant sur certains biens précis, comme une habitation ou une épargne commune.

À l’inverse, les couples qui modifient leur contrat existant choisissent souvent d’élargir ou de personnaliser leur communauté afin d’assurer davantage de sécurité financière au partenaire survivant. Certaines clauses permettent notamment d’attribuer l’ensemble de la communauté au conjoint en cas de décès.

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