Verschaeren est – avec Enric Llansana – le grand gagnant du C4 de Besnik Hasi. Verschaeren était sur le banc lors des sept derniers matchs d’Hasi. À quatre reprises – comme au Standard, où Anderlecht était pourtant en manque d’inspiration –, il n’a pas reçu une minute de jeu.
Une proposition « plus que correcte »
Sous l’intérimaire Edward Still, Verschaeren était dans le onze de base à Genk. Sous Jérémy Taravel, il a même été deux fois au coup d’envoi : à l’Antwerp et contre La Louvière. Il a été bon au Bosuil – sa joie après le match était énorme – et il n’a pas été le plus mauvais contre les Loups.
Ces dernières semaines, Anderlecht n’est pas créatif au niveau offensif. Et donc, un Verschaeren en forme peut faire du bien. Sauf qu’Hasi préférait des plus grands gabarits avec un plus grand moteur.
Sa situation contractuelle ne l’a pas aidé à engranger du temps de jeu. En décembre, déjà, Verschaeren a reçu une proposition de nouveau contrat. Comparée à son contrat actuel, l’offre est logiquement revue à la baisse. Verschaeren a un très gros contrat et n’a pas su le justifier, en partie à cause de ses blessures. Mais Anderlecht estime que la proposition qui lui a été faite est plus que correcte.
Mario Stroeykens était dans la même situation que Verschaeren : il était en fin de contrat en juin. Contrairement à Verschaeren, il a accepté de resigner. Il a un contrat jusqu’en 2028.
Déjà un accord avec un club étranger ?
La direction a du mal à digérer le refus de (l’entourage de) Yari. Pour un club, il n’y a rien de plus frustrant que de voir partir gratuitement un joueur « bankable ». Surtout quand il s’agit d’un joueur formé à Neerpede pour qui Anderlecht a fait de très gros efforts, même quand il était sur la touche avec des ligaments croisés déchirés.
L’été passé, Verschaeren avait déjà énervé la direction. Les Turcs de Trabzonspor avaient fait une belle proposition au Sporting et au joueur, mais Yari a refusé. Cela aurait été une belle opportunité pour Anderlecht de toucher quelques millions pour un joueur qui n’est pas le choix numéro 1 de son entraîneur.
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Le chapitre Anderlecht va bientôt se refermer pour Verschaeren : après 16 saisons, dont 8 dans le noyau A, Verschaeren jouera ailleurs la saison prochaine. Vu qu’on est à moins de six mois de la fin de son contrat, il est autorisé à parler avec des clubs intéressés.
Selon nos informations, Verschaeren serait déjà très avancé avec un club étranger du ventre mou d’un des cinq grands championnats.
Comme Stoica (2002) et Mbokani (2007)
Entre-temps, Taravel ne s’occupe pas de sa situation contractuelle : il ne tient compte que des paramètres sportifs et estime que Verschaeren mérite sa place dans l’équipe. Il a été une des plaques tournantes du match à l’Antwerp. Lors de son remplacement à la 69e contre La Louvière, il a applaudi le kop. En échange, les Ultras ont scandé son nom.
Mais contrairement à un Zeno Debast ou un Jérémy Doku, Verschaeren va quitter Anderlecht par la petite porte au mois de mai. Il aura passé le cap des 250 matchs sans avoir remporté le moindre trophée.
Dans son histoire récente, beaucoup de joueurs ont quitté le Sporting gratuitement, vu qu’ils étaient en fin de contrat. Mais dans 99 % des cas, c’est parce qu’Anderlecht ne voulait pas les prolonger. Depuis l’an 2000, on ne se souvient que de deux dossiers plus ou moins semblables. En 2002, Alin Stoica était parti gratuitement au Club Bruges – il maintient qu’il a été mal conseillé par son agent. Et en 2007, Dieumerci Mbokani avait refusé de signer un nouveau contrat à Anderlecht parce qu’il recevait trop peu de temps de jeu de Frankie Vercauteren. Il était parti au Standard.