Coupe du monde 2026 : composez votre liste des 26 Diables Rouges avant l’annonce de Rudi Garcia
Pensez-vous être dans la présélection ?
Ce serait déjà un signal positif d’en faire partie. Cela signifierait beaucoup pour moi d’être si proche d’une place dans le groupe. Surtout quand on connaît mon parcours de ces dernières années. Revenir dans les joueurs qui sont suivis, ce serait déjà un honneur.
Étiez-vous touché de ne pas être repris en mars ?
Je pensais avoir une vraie chance d’être là vu mes performances. Mais je préfère toujours me remettre en question plutôt que d’accuser le coach. Si je n’ai pas été pris, c’est peut-être que je n’avais pas encore montré assez.
Avez-vous eu des contacts avec Rudi Garcia ?
Non, jamais. Peut-être me suit-il à la télévision mais ça, je ne le saurai jamais (rires).
Si vous ratez cette Coupe du monde, garderez-vous l’ambition de vivre un tournoi avec les Diables ?
Bien sûr. Il y aura encore un Euro dans deux et une autre Coupe du monde dans quatre. Porter le maillot de la Belgique reste une immense fierté et un objectif.
Vous n’êtes de toute façon plus éligible pour jouer avec le maillot du Congo ?
Non, c’est terminé.
Si les règles FIFA changeaient, maintiendrez-vous votre choix ?
J’ai choisi la Belgique depuis tout jeune. Je reste avec la Belgique et j’assume totalement ce choix.
Le débat sur les binationaux prend énormément d’ampleur avec notamment Jorthy Mokio qui vient de décider de jouer pour le Congo après avoir été repris avec les Diables rouges. Comment l’analysez-vous ?
Je pense qu’il faut arrêter de dire que certains « tournent le dos » à la Belgique. Ces joueurs ont deux nationalités. Ce n’est pas un choix facile. Il faut écouter son cœur. C’est en tout cas ce que je dirais à un jeune qui doit prendre une décision.
Vous comprenez donc les joueurs qui choisissent le Congo, le Maroc ou un autre pays ?
Oui, totalement. Je pense même qu’il ne faut pas chasser les joueurs pour les convaincre de venir ou leur mettre de pression. Ça doit venir naturellement. C’est un choix personnel, intime.
La chasse aux binationaux qui est lancée depuis quelques années vous dérange ?
Oui, un peu. Parce que parfois, le premier pays qui approche un joueur et lui promet certaines choses peut influencer sa décision. Idéalement, les différentes discussions devraient arriver au même moment et le joueur devrait ensuite choisir avec son cœur.
À quel point étiez-vous heureux de voir le Congo se qualifier pour la Coupe du monde ?
J’étais très heureux. Pour le pays, c’est magnifique. Le football apporte de la joie et fait oublier beaucoup de problèmes aux gens.
Peut-il créer la surprise ?
Les joueurs congolais ont de la qualité, clairement. Après, quand tu vois les grandes nations présentes, ce sera difficile de les concurrencer. Mais je pense qu’ils ont les capacités pour sortir des poules (NdlR : avec le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan).
Et imaginez-vous la Belgique faire un beau tournoi ?
La Belgique a énormément de potentiel. Il y a beaucoup de talent et un bon mélange entre jeunes et anciens. Les cadres auront un rôle important à jouer, mais il y a vraiment de la qualité dans cette équipe.