Les Etats-Unis entretiennent des relations diplomatiques avec Pékin mais pas avec Taipei. Ils sont toutefois le principal pourvoyeur d’armes de l’île, ce qui indispose les autorités chinoises, qui y voient une atteinte à la souveraineté nationale.
Vendre des armes à Taïwan ou pas : un casse-tête chinois pour Donald Trump
« La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », a déclaré M. Xi, selon la télévision CCTV.
Le président chinois a employé un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire, mais pouvant aussi faire référence à une vive opposition ou à une confrontation diplomatique et politique.
« L’indépendantisme taïwanais est incompatible avec la paix dans le détroit de Taïwan« , qui sépare l’île de la Chine continentale, a souligné Xi Jinping devant Donald Trump.
Le Japon défendrait militairement Taïwan dans l’hypothèse d’un conflit avec la Chine
La Chine demande régulièrement aux Etats-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, issues d’un parti au credo traditionnellement indépendantiste.
Pékin a intensifié ses manoeuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016 et l’arrivée à la présidence de l’île de Tsai Ing-wen, puis de son successeur Lai Ching-te en 2024, tous les deux catégoriquement opposés aux revendications chinoises.
La Chine est l' »unique risque » pour la paix régionale
La Chine est l' »unique risque » pour la paix régionale, a lancé Taïwan jeudi, après que le président chinois Xi Jinping a prévenu son homologue américain Donald Trump que Pékin et Washington pourraient entrer en conflit si les Etats-Unis géraient mal la question de Taïwan.
« Les autorités de Pékin sont actuellement l’unique risque pour la paix et la stabilité régionales », a écrit le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, citant comme preuves le « harcèlement militaire » chinois aux alentours de Taïwan et dans la région, ainsi que ses tactiques dites de zone grise (des manoeuvres coercitives qui ne constituent pas pour autant des actes de guerre).