Peu de maisons maîtrisent l’aura des célébrités comme Dior, et sous Jonathan Anderson, cette tradition a encore gagné en élan. Ce soir, le créateur a présenté la collection croisière 2027 de la maison, sa toute première proposition croisière très attendue, sous les lumières scintillantes de Tinseltown, où il a poussé le fantasme hollywoodien de Dior à plein régime.

DIOR défilé croisière 2027

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Avec les nouvelles David Geffen Galleries du LACMA en toile de fond, Anderson a fait dialoguer le savoir-faire français avec les nombreuses facettes du glamour américain. Le défilé s’est ouvert sur un trio de robes semi-transparentes à taille basse, ornées de rosettes, dont une silhouette jaune beurre portée par Sabrina Carpenter quelques minutes seulement avant le début du show. Le look suivant a posé les bases d’une idée qui allait traverser toute la collection.

Anderson a présenté une veste Bar brodée, aux manches et à l’ourlet effilochés, dédramatisée par un jean bleu ultra-usé. Le détail qui change tout ? Les déchirures du denim étaient reliées par des chaînes argentées, créant un effet trompe-l’œil, même si, au premier regard, ce jean aurait très bien pu appartenir à un skateur de Venice Beach.

Les tailles péplum tendues du défilé automne-hiver 2026 ont laissé place à des manteaux peignoirs plus casual et à des robes du soir fluides, déclinés dans un arc-en-ciel de couleurs vives et de matières dynamiques. Anderson a déjà prouvé, chez Dior comme auparavant chez Loewe, qu’il maîtrisait l’art du volume et de la silhouette. Mais ici, c’est surtout le travail des tissus qui retenait l’attention. Tandis que les lignes ouvertes suggéraient une forme de nonchalance, les finitions très photogéniques semblaient taillées pour les gros plans.

Les accessoires sont restés au centre du propos, avec le sac Cigale à anse unique imaginé par le créateur, aperçu sur plusieurs silhouettes. Les classiques de la maison étaient également présents, à commencer par le Lady Dior et un sac baguette à imprimé journal, clin d’œil à l’ère John Galliano. Des minaudières coccinelles scintillantes et des coiffes signées Philip Treacy, affichant des mots comme « Dior », « star » et « buzz », ajoutaient une note plus légère.

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Anderson sait que l’héritage de Dior dépasse largement les murs de l’atelier. Avant le défilé, il avait dévoilé un court-métrage faisant référence à La Main au collet, le classique d’Alfred Hitchcock sorti en 1955, avec Grace Kelly, muse Dior et icône hollywoodienne. À l’intérieur des galeries, une décapotable des années 60 occupait le centre du décor, tandis que les mannequins évoluaient devant des invités comme Jisoo, Anya Taylor-Joy et Miley Cyrus, comme dans une scène de film hollywoodien.

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Le scénario est familier pour la maison. Après tout, avec des adeptes de la première heure comme Rita Hayworth et Elizabeth Taylor, peu de maisons peuvent revendiquer une histoire hollywoodienne aussi riche que celle de Dior.