Suite et pas fin de la saga juridico-financière autour de l’empire immobilier de l’homme d’affaires et promoteur Gérald Hibert (GH).

La demande d’ouverture de PRJ – procédure de réorganisation judiciaire – pour une vingtaine de sociétés du groupe immobilier a été jugée irrecevable, a tranché le tribunal de l’entreprise de Bruxelles. Le groupe va faire appel.

Il semblerait que ce soit un élément technique du dossier qui a joué en défaveur du groupe immobilier. C’est en effet celui-ci qui a introduit la demande de PRJ, là où celle-ci aurait l’être par l’administrateur provisoire qui a été désigné, Me Roman Aydogdu.

Le sauvetage du groupe Hibert pourrait coûter cher aux banques belges créancières

Le groupe GH fera donc appel, nous indique Me Nicolas Vanderstappen. Reste à savoir sur le fond si le tribunal se montrera ensuite convaincu par les arguments des avocats du groupe GH, affirmant que les activités en Belgique présentaient des perspectives de continuité. Des doutes se font jour sur la capacité du fonds Revetas, spécialisé dans le financement d’acteurs immobiliers en détresse, à venir à la rescousse du promoteur immobilier.

Lors de l’audience devant la chambre des faillites le 20 avril dernier, l’administrateur provisoire avait expliqué que le groupe GH devait 300 millions aux principales banques belges (dont une grande partie à BNP Paribas Fortis) et 30 millions aux administrations fédérale et régionales. À cela s’ajoutent d’autres dettes, dont un montant d’environ 80 millions d’euros prêté au groupe « family & friends » dans lequel on trouve notamment des actionnaires familiaux d’AB Inbev mais aussi l’homme d’affaires Jacques Berrebi. Ils ont prêté à des taux très élevés (largement au-delà des 10 %) mais sans avoir de sûretés contrairement aux banques.

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