Dans l’est de la RDC, alors que l’AFC/M23 – soutenu par le Rwanda – s’est retiré cette semaine de plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi et des hauts plateaux dans le sud Kivu, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé et les forces rwandaises d’exactions lors de la prise et l’occupation d’Uvira en décembre 2025.
Publié le : 14/05/2026 – 06:22
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Le M23 et des éléments des forces rwandaises sont entrés dans Uvira (RDC) le 10 décembre 2025 après plusieurs jours de combats contre l’armée congolaise – et les milices wazalendo alliées – et ont occupé la ville pendant un mois. Selon HRW, leurs combattants y ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont beaucoup constituent des crimes de guerre.
Selon des témoignages recueillis par HRW, ces combattants tirent sur des civils qui tentent de fuir, notamment sur des hommes et des garçons accusés d’appartenir aux milices wazalendo. Un témoin relate comment son frère, sa femme et leurs deux enfants ont été abattus, dans le quartier de Kavim-vira, alors qu’ils tentaient d’atteindre le Burundi voisin.
Exécutions sommaires et viols
Un autre raconte comment ces combattants ont tiré sur des pêcheurs dans le port du quartier de Kasenga depuis les toit de bâtiments. Le rapport de HRW, fait également état d’exécutions sommaires et de viols, alors que le M23 et les forces rwandaises allaient de maison en maison, notamment dans les quartiers de Kasenga et de Rugenge.
Enfin, l’organisation rapporte des enlèvements et des disparition d’hommes et de garçons à proximité de la base militaire d’Uvira qui ont probablement été recrutés de force par le M23.
Les habitants d’Uvira ont décrit un mois d’horreur. C’était une zone de non-droit…
Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch
Alexandra Brangeon
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