Le patron de la Fifa, Gianni Infantino, a réaffirmé que l’Iran disputerait comme prévu ses matches du Mondial aux Etats-Unis.
« Nous n’avons reçu aucun compte rendu de l’autre partie concernant les personnes ayant obtenu des visas. Aucun visa n’a encore été délivré », a ajouté M. Taj.
Téhéran et Washington n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980, à la suite de la crise des otages à l’ambassade américaine.
Selon M. Taj, les joueurs doivent se rendre dans la capitale turque, Ankara, pour y être soumis à une prise d’empreintes digitales dans le cadre de la procédure de visa.
« Nous n’avons rien à voir avec l’Amérique. Nous nous sommes qualifiés pour la Coupe du monde et c’est à la Fifa qu’il revient de l’organiser », a-t-il déclaré.
De son côté, un ministre iranien a indiqué que « le pays hôte ne peut instrumentaliser des différends politiques, des sanctions ou ses propres décisions unilatérales de politique intérieure » pour empêcher une sélection d’assister au Mondial.
« Si (la Fifa) ne peut garantir que toutes les équipes qualifiées, y compris l’Iran, puissent entrer sur le territoire du pays hôte sans discrimination ni restriction (…), la crédibilité même de la Coupe du Monde sera compromise », a écrit sur X le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.
L’Iran a tenu mercredi une cérémonie d’adieu pour sa sélection nationale de football, avant son départ pour le Mondial 2026 coorganisé conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
La Team Melli, qui doit être basée à Tucson, en Arizona, affrontera la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Egypte dans le groupe G.