La Suède offre un modèle différent : les comptes notionnels. Chaque cotisation est enregistrée dans un compte fictif qui génère un rendement lié à la croissance du PIB. Au moment du départ à la retraite, le capital accumulé est divisé par l’espérance de vie de la cohorte concernée, ce qui ajuste automatiquement le montant de la pension. Le système s’auto-équilibre et maintient des dépenses stables jusqu’en 2070.

Arizona: Nos pensions sous pression alors que l’espérance de vie augmenteComment la Suède responsabilise-t-elle ses futurs pensionnés ?

“Ce qui frappe ici, c’est autant la mécanique que la pédagogie. Chaque année, les citoyens reçoivent une “lettre orange” détaillant leurs droits acquis et leurs projections de pension. Cela les encourage à prendre des décisions éclairées sur leur carrière et leur épargne”. La Belgique pourrait s’inspirer de cette transparence. L’outil MyPension existe, mais il reste peu utilisé et uniquement accessible en ligne.

Maxime Fontaine, chercheur en finances publiques à l’ULB, soulève toutefois certaines limites : “L’individu a la responsabilité de gérer sa carrière pour obtenir une pension suffisante. Or, la majorité des paramètres qui détermineront cette carrière (conjoncture économique, naissance dans une famille aisée ou non, accidents de la vie, etc.) ne dépendent pas de ses choix. Les écarts d’espérance de vie en bonne santé entre les groupes les plus favorisés et les plus défavorisés atteignaient ainsi 8,9 ans chez les hommes et 6,0 ans chez les femmes en 2019”.

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