Le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent en France mais la première cause de mortalité par cancer. Et pour cause : il passe souvent inaperçu. « Le poumon est un organe très peu énervé, il n’y a vraiment pas de symptômes à proprement parler », explique le Dr Marie Mattei, médecin généraliste au service de pneumologie du CH Bastia. « C’est pour ça qu’il est si dangereux et si sournois. » Quand les symptômes apparaissent enfin, toux invalidante, fatigue, perte de poids ou crachats de sang, c’est souvent signe que la maladie est déjà avancée. « Quand c’est symptomatique, c’est souvent à des stades déjà avancés. »
La bonne nouvelle, c’est que diagnostiqué tôt, ce cancer se traite. Un dépistage par scanner low-dose est recommandé à partir de 50 ans pour les gros fumeurs, puis tous les deux ans jusqu’à 74 ans. Et les traitements ont considérablement progressé. « Les thérapies ciblées et l’immunothérapie ont permis de prolonger la survie de patients qui, avant, n’auraient pas survécu », souligne le Dr Mattei.