PORTRAIT – À l’affiche de L’Être aimé, de son compatriote Rodrigo Sorogoyen, en compétition à Cannes, l’acteur espagnol incarne un réalisateur à la masculinité toxique. Rencontre avec un acteur au fort tempérament.
À peine cinq minutes après la fin de notre entretien, Javier Bardem rappelle pour rectifier un de ses propos. Il va droit au but, remplaçant seulement un mot par un autre. Durant les vingt-six minutes qu’il nous a accordées à Paris, avant le Festival de Cannes, il était pourtant très concentré, faisant des pauses de quelques secondes avant de répondre. À 57 ans, l’acteur espagnol est réputé pour son professionnalisme, et pas que devant la caméra, donc.
Comme les chefs cuisiniers ont leur plat signature, Javier Bardem a un visage signature. Désormais plus ligneux, avec des îlots blancs dans la barbe, mais le cheveu toujours en relief et le nez imparfait. Une gueule marquante du cinéma qui lui a valu, entre autres, le rôle du méchant en blond décoloré face à James Bond dans Skyfall (2012). On a plaisir à le retrouver sur la Croisette dans L’Être aimé, de son compatriote Rodrigo Sorogoyen. Il y incarne Esteban, un réalisateur qui renoue avec sa fille après treize ans de séparation pour lui…
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