Il faut le dire clairement : Claude n’a pas « cassé Bitcoin ». Il n’a pas contourné SHA-256, il n’a pas bruteforcé un mot de passe. Ce qu’il a fait relève du forensic numérique assisté : identifier le bon fichier parmi des centaines, repérer un bug logiciel, et corriger une erreur de concaténation. Le genre de travail qu’un analyste humain aurait pu faire (en beaucoup plus de temps, avec beaucoup plus de café).

L’affaire rappelle les récupérations spectaculaires des dernières années. James Howells cherche toujours ses 8 000 BTC dans une décharge galloise (il a fini par abandonner en 2025, après douze ans de combat). Stefan Thomas, lui, avait récupéré ses 7 002 BTC en octobre 2024 grâce aux hackers d’Unciphered. Selon Chainalysis, entre 2,3 et 3,7 millions de BTC sont considérés comme perdus à jamais, soit plus de 200 milliards de dollars au cours actuel.

Pour ceux qui voudraient éviter de revivre le scénario de @cprkrn, la solution existe depuis longtemps : un hardware wallet (Ledger, Trezor) avec une seed phrase de 24 mots notée sur papier, rangée loin de toute substance altérant le jugement.

L’IA ne casse pas la cryptographie. Mais elle range vos fichiers mieux que vous, et parfois, c’est suffisant.