Des dizaines de personnes patientaient devant chaque boutique Swatch, parfois depuis la veille, pour se procurer la Royal Pop mise en vente ce samedi. La police a dû intervenir dans plusieurs villes face à des débordements.

Des dizaines de personnes patiemment assises sur des chaises de camping, parfois sous des parapluies… Dans plusieurs villes de France, la mise en vente ce samedi 16 mai de la montre Royal Pop, issue de la collaboration entre Swatch et Audemars Piguet, a déplacé des foules de clients désireux d’être les premiers à se procurer l’objet vendu entre 385 euros et 400 euros selon le coloris.

À Lyon, Marseille ou encore Paris, les mêmes scènes ont été partagées sur les réseaux sociaux, certains attendant devant les boutiques Swatch depuis vendredi pour acheter la montre à gousset aux couleurs flashy. Mais ce samedi matin, la ferveur a parfois viré au chaos.


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Ventes annulées

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent par exemple des clients forçant les grilles du centre commercial Parly 2 en banlieue parisienne. Sur des images du journaliste Clément Lanot, on peut voir les forces de l’ordre annoncer que la boutique n’ouvrira finalement pas. À l’ouverture du centre commercial, les premiers clients trouvent effectivement le rideau baissé devant la boutique Swatch, gardée par une dizaine de policiers en tenue antiémeute.

Des tensions ont éclaté dans plusieurs autres villes, nécessitant également parfois l’intervention des forces de l’ordre. Dans un court communiqué publié sur son compte Instagram, Swatch a indiqué que ses boutiques de Parly 2, Lyon, Deauville, Rennes et Lille resteront fermées toute la journée de samedi «en raison de considérations de sécurité publique». Tant pis pour ceux qui avaient fait la queue dès vendredi, il faudra patienter jusqu’à lundi matin.

Des scènes similaires ont également été observées à l’étranger, de Dubaï à Barcelone, où la vente a parfois dû être annulée car la sécurité était débordée par la foule.