Grâce à la série L’été 36, diffusée sur TF1 à partir du lundi 18 mai 2026 à 21h10, Nolwenn Leroy et Sofia Essaïdi, en couverture de Télé-Loisirs jouent ensemble pour la première fois aux côtés de Julie de Bona (Erica) et Constance Gay (Flashback). C’est sur le plateau de la Star Academy que les deux artistes se rencontrent en 2003, avant de se retrouver pour les concerts des Enfoirés.

Dans la série de TF1, Nolwenn Leroy apparaît dans les tailleurs d’une gouvernante d’un hôtel de luxe, l’été des premiers congés payés, tandis que Sofia Essaïdi campe une ouvrière en rupture avec sa riche famille. Deux mères courage dont la rigueur apparente dissimule des fragilités. Deux rôles en résonance avec les personnalités de leurs interprètes. La preuve !

« J’avais toujours peur de perturber mes partenaires » : Nolwenn Leroy se confie sur le tournage de L’été 36 sur TF1

Télé-loisirs : Vos personnages semblent puiser leur force dans leur instinct maternel, est-ce ainsi que vous les avez construites ?
Nolwenn Leroy : Totalement ! Je n’ai pas cherché très loin car j’ai grandi entourée de femmes. J’habitais chez ma grand-mère, avec mon arrière-grand-mère, ma maman et ma sœur, toutes à fort caractère. Ce matriarcat m’a inspirée toute ma vie. C’est ce que j’aime dans cette série, cette mère prête à tout pour que sa fille puisse s’en sortir.

Sofia Essaïdi : Ce sont deux mamans pour lesquelles la famille compte plus que tout. Contrairement à Nolwenn, qui interprète une mère célibataire, j’ai travaillé sur l’idée que mon personnage voulait aussi protéger la bulle qu’elle forme avec son enfant et son mari.

Y a-t-il eu des scènes que vous appréhendiez particulièrement ?
N.L. : Toutes ! [Elle rit.] Je me suis un peu libérée au fil du tournage, mais j’avais toujours peur de perturber mes partenaires, de les déconcentrer. Y compris dans la musique, j’ai du mal à arriver en me disant : « C’est bon, je maîtrise. » J’ai toujours besoin d’avoir cette boule dans le ventre.

S.E. : Quand on démarre un projet, on a toujours le sentiment de n’avoir jamais tourné auparavant. Après toutes ces années, je pense encore que je ne vais jamais y arriver !

« Ce n’est pas parce qu’on est bosseuses qu’on est des bonnets de nuit ! » : Nolwenn Leroy (L’été 36) fait une drôle de mise au point

Une forme de gémellité transparaît entre vous, l’avez-vous ressentie lors de votre première rencontre ?
S.E. : C’était il y a vingt-trois ans, à la Star Academy. Une autre vie ! À l’époque, j’étais une gamine qui ne savait pas trop qui elle était. Ensuite, je me suis aperçue que nous partageons ce syndrome de la bonne élève et cette détermination qui nous donne parfois le besoin de lâcher prise.

N.L. : On est faites du même bois ! On se rejoint sur la rigueur, le travail et une certaine forme d’intériorité aussi.

Comment les « bonnes élèves » que vous êtes laissent-elles échapper leur grain de folie ?
N.L. : Au quotidien ! Mi-Bretonne, mi-Auvergnate, j’ai un gros caractère et je me suis toujours bagarrée seule. Jeune, j’ai été confrontée à certaines difficultés familiales qui ont forgé celle que je suis et dont je n’ai pas à m’excuser. Cela a créé cette image un peu austère qui m’a collé à la peau, comme Sofia d’ailleurs. Or ce n’est pas parce qu’on est bosseuses qu’on est des bonnets de nuit !

S.E. : Ma folie, elle se manifeste lorsqu’il n’y a pas de caméras. Demandez à mes amis, vous verrez ! [Elle rit.] C’est compliqué d’être soi-même avec un objectif collé au visage. Après, la discrétion est un choix.

« Je ne pensais pas que ce tiraillement serait aussi douloureux » : Sofia Essaïdi évoque les difficultés à exercer son métier depuis qu’elle est maman

Avez-vous trouvé le bon équilibre entre vos vies privées et professionnelles ?
N.L. : Aux Oscars, Jessie Buckley [sacrée meilleure actrice en 2026 pour Hamnet, ndlr], a dit que cette charge mentale était un chaos dans le cœur de toutes les femmes. Depuis l’arrivée de mon fils [Marin, 8 ans et demi, ndlr], j’ai levé le pied car je ne voulais manquer aucun moment de sa petite enfance.

Il se trouve que Sofia et moi nous élevons des garçons et c’est important qu’ils nous voient travailler. Si maman est à la maison, elle a également besoin de s’épanouir en exerçant sa passion. J’aimerais transmettre à mon fils que celle-ci peut sauver ta vie.

S.E. : Je suis tellement d’accord ! Avec un fils de seulement 2 ans et demi, je n’ai pas encore trouvé ma juste place. Je sais que je suis une meilleure maman si je travaille et une meilleure actrice depuis que je suis mère. Mais je ne pensais pas que ce tiraillement serait aussi douloureux.

Si vous deviez compléter ces paroles : « Nous sommes deux sœurs jumelles, nées sous le signe… »
Sofia : de la passion !

Nolwenn :.. du doute : c’est ce qui nous fait grandir ! Et de l’intégrité aussi. Rester le plus fidèle possible à ce que l’on est, c’est notre force.