Fusion de pharmacies à Fleurus : « Nous n’avons laissé tomber personne »
L’heure est au regroupement dans le secteur pharmaceutique. À Fleurus, la reprise d’une officine à Heppignies par une pharmacie de Wangenies illustre une transition réussie, sans rupture pour les patients.
Marie-Odile Lefevre. – P.Sch.

Par M-G.D.
Publié le 04/05/2026 à 11:56
Il était une fois une petite officine qui « vivotait » à Heppignies. Son propriétaire, actif dans la région de Couvin, l’avait achetée en vue de la développer… sans jamais concrétiser son projet. Une gérante, sans personnel, peinait à assurer des horaires complets. Résultat : l’activité stagnait, reposant essentiellement sur une patientèle locale.
À quelques kilomètres de là, à Wangenies, une autre pharmacie, était en travaux. « Nous étions déjà en train de grandir. Et quand le propriétaire de l’officine de Heppignies m’a contactée pour me proposer de la racheter, j’ai d’abord été surprise. Cela ne faisait pas partie de nos plans… », se souvient Marie-Odile Lefevre. Mais, réflexion faite, elle décide finalement d’oser l’aventure. « C’était risqué. Mais c’était aussi le seul moyen de conserver le numéro. Alors, pour nous et pour les autres pharmacies du coin, on a franchi le pas ».
Marie-Odile Lefevre. – Pauline Schumacker
À Wangenies. – Pauline Schumacker
Aucun regret
Trois ans plus tard, Marie-Odile Lefevre ne regrette rien. De nouveaux patients ont afflué après la fermeture de l’officine de Heppignies. « Il est difficile d’estimer combien de personnes nous ont rejoints en raison de la fermeture de l’officine d’Heppignies. Mais une chose est sûre, nous n’avons laissé tomber personne. Nous livrons gratuitement à domicile toutes les personnes âgées qui ne sont pas véhiculées. Certaines ne viennent même jamais à la pharmacie : elles nous téléphonent et nous assurons la livraison des médicaments. Nous avons mis cette solution en place pour qu’elles ne soient pas pénalisées par la fermeture d’Heppignies »
Aujourd’hui, la transition semble bien vécue. Si Heppignies est désormais privée de pharmacie, Marie-Odile Lefevre préfère retenir une approche solidaire : « Plutôt qu’une fermeture pure et dure où les gens doivent se débrouiller seuls, on les aide. Ce qui importe, c’est une juste répartition des pharmacies qui ne laisse personne sur le carreau. C’est d’ailleurs un des facteurs principaux qui a guidé notre décision ».
Pauline Schumacker
Pauline Schumacker