Une mission de survie aux confins de l’espace

Développé par Supermassive Games, déjà connu pour Until Dawn et The Quarry, Directive 8020 nous propulse dans un thriller horrifique de science-fiction où l’humanité joue sa dernière carte. La Terre agonise, et le vaisseau Cassiopeia file vers Tau Ceti f, une planète potentiellement habitable à douze années-lumière. Problème, un organisme extraterrestre capable d’imiter les humains s’invite à bord. Autant dire que l’ambiance dans les couloirs n’est pas exactement propice à un karaoké. Sur le papier, la promesse fait rêver… Un croisement entre Alien et The Thing sauce jeu narratif à choix. Dans les faits, l’expérience alterne entre moments vraiment prenants et grosses turbulences scénaristiques. Bref, entrons un peu plus dans le sujet !


Les jeux de lumière renforcent le malaise.


Parlons peu, parlons bien, la partie visuelle de Directive 8020, cela donne quoi ? Eh bien le titre fait clairement honneur au savoir-faire du studio. Les gros plans sur les personnages affichent un niveau de détail impressionnant ; pores de la peau, regards fatigués, expressions de panique, tout respire la performance capture haut de gamme. Certaines scènes donnent réellement l’impression de regarder une série interactive très haut de gamme, surtout dans les séquences les plus tendues où les jeux de lumière renforcent le malaise. Les créatures, elles, ne déçoivent pas ; grotesques, dérangeantes, parfois franchement dégueulasses dans le bon sens du terme. Les amateurs de monstres qui dégoulinent seront servis.

TEST Directive 8020  images (1)

Le problème vient davantage des décors. Si le Cassiopeia reste crédible et cohérent avec cette vision futuriste, l’ensemble manque un peu de folie. Beaucoup de couloirs métalliques, de salles techniques sombres et de panneaux lumineux rouges qui clignotent comme si quelqu’un avait acheté tout le stock de LED d’une boutique de bricolage. L’ambiance fonctionne, mais nous restons dans quelque chose de très attendu pour le genre. Il y a bien quelques panoramas spatiaux superbes et des séquences qui jouent sur la grandeur du vide sidéral, mais l’identité visuelle peine parfois à dépasser le simple hommage appuyé à ses inspirations.