L’athlète de 28 ans à la double nationalité, qui a découvert ce sport très « nature » (ainsi que le trail dont il est un grand adepte) à Vercorin, estime avoir retrouvé son « meilleur niveau » juste à temps après « un mois de janvier un peu compliqué ».

 Maximilien Drion s’est offert un titre de vice-champion du monde de la course verticale. Maximilien Drion s’est offert un titre de vice-champion du monde de la course verticale.Le belge est plutôt spécialisé dans la course verticale. ©Maxime Schmid

« Depuis une dizaine de jours, les sensations sont de nouveau excellentes », explique le natif d’Uccle, qui a vécu à Rixensart après Bruxelles. « J’arrive vraiment à mon pic de forme, donc ça tombe extrêmement bien : je veux en effet repartir de ces Jeux avec une médaille. Maintenant si je fais quatrième en ayant l’impression d’avoir tout donné, en étant battu par plus fort que moi, je serai satisfait aussi. Mais le podium, c’est vraiment mon objectif et j’estime que c’est tout à fait envisageable. »

Au sein des 18 concurrents (« normalement, sur un sprint de Coupe du monde, on est facilement 70-80 athlètes au départ »), Maximilien Drion a identifié cinq athlètes qui devraient se battre avec lui pour les médailles.

 Maximilien Drion a encore réalisé un bon résultat avant les JO. Maximilien Drion a encore réalisé un bon résultat avant les JO.Drion veut repartir d’Italie avec une médaille. ©Maurizio Torri

« Deux athlètes sont quasiment à chaque fois sur le podium en sprint et doivent répondre présent : l’Espagnol Oriol Cardona Coll, double champion du monde en sprint, et le Français Thibault Anselmet, vainqueur de la Coupe du monde. Il y a aussi deux Suisses, Jon Kistler et Arno Lietha, qui avaient terminé devant moi début décembre aux États-Unis. Dans un grand jour, ils peuvent être devant. Enfin, il y a le Russe Nikita Filippov. Il y a moins de densité, de profondeur, mais les meilleurs sont bien là. »

Maximilien Drion, l’ambassadeur belge du ski alpinisme, veut se faire un nom aux JO de Milan Cortina : « Mes ambitions, je les assume pleinement »

Lors des trois tours de la compétition (quarts de finale à 10 h 30, demi-finales à 13 h 25 et finale à 14 h 15), il s’agira surtout de bien gérer les transitions, ces moments de course qui « influencent le plus la performance », estime notre compatriote.

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J’ai beaucoup travaillé ces transitions ces derniers mois.

« J’ai beaucoup travaillé ces transitions ces derniers mois et j’estime aujourd’hui que je fais aussi partie des meilleurs du monde dans ce domaine. Je veux vraiment que mes transitions soient parfaites et que ma forme physique soit toujours au top pour viser mieux qu’une médaille de bronze. »

« Max » s’est préparé, dit-il, à une journée « éprouvante mentalement ».

« J’ai fait pas mal d’entraînements pour simuler ce qui m’attend aux Jeux, avec des entraînements aux mêmes heures et aux mêmes intensités, en respectant les mêmes protocoles de nutrition et de récupération que j’aurai ce 19 février. Je suis prêt ! »