Difficile de savoir où donner du regard. Les tableaux s’entassent partout, sur les murs, dans les étagères, voire jusque sur le sol. Je ne sais pas le nombre exact, il s’élève à quelques milliers, confie Laurent Gréaume, L.Gréo de son nom d’artiste, installé à Alençon (Orne) depuis 2011. Pourtant, il faudra bien se mettre à compter. En juin 2026, le peintre déménage son atelier direction la commune de Falaise (Calvados).
J’ai voulu me rapprocher de ma famille à Caen,confie Laurent Gréaume. Un hangar lui servira d’atelier, même s’il n’est pas aussi magique que celui-ci, glisse l’artiste.
Avant de partir, le peintre organise un vide-atelier, du vendredi 15 au dimanche 31 mai 2026. Tout sera à prix d’ami, indique Laurent Gréaume. Afin de remercier ceux qui m’ont suivi depuis que je suis ici. L’atelier sera ouvert les trois derniers week-ends de mai, de 10 h à 18 h.
Un vide atelier est organisé du 15 au 31 mai 2026. | OUEST-FRANCE
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Un vide atelier est organisé du 15 au 31 mai 2026. | OUEST-FRANCE
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Primitif Contemporain
C’est sous sa casquette de boulanger que le peintre, originaire du Havre, est arrivé à Alençon en 2011. Je cherchais une boulangerie où m’installer après avoir suivi une formation, à 50 ans, relate Laurent Gréaume. Celui qui peint depuis toujours installe son atelier dans la cité des ducs et expose ses toiles dans sa salle de restauration.
Un jour, quelqu’un qui visitait ma boulangerie a trouvé mes œuvres intéressantes, raconte le peintre. Par hasard ou par chance, la sœur de cette personne possède une galerie d’art en région parisienne. Elle m’a exposé pendant une dizaine d’années, détaille Laurent Gréaume. Grâce à cela j’ai pu me faire connaître et vendre des toiles à l’étranger. En 2019, le boulanger ferme sa boutique et acquiert son atelier actuel, quelques mètres plus loin.
Laurent Gréaume se définit comme un primitif contemporain. Contemporain car je travaille sur le XXIe siècle, et primitif car je ne cherche pas à bien faire, explique-t-il. Une approche différente de celle enseignée aux Beaux-Arts de Caen, qu’il a fréquentés un temps. Ils veulent qu’une œuvre soit le plus réaliste possible, or ce qui m’intéresse c’est de partir dans mon imaginaire, relate le peintre.
Laurent Gréaume se définit comme un primitif contemporain. | OUEST-FRANCE
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Laurent Gréaume se définit comme un primitif contemporain. | OUEST-FRANCE
Une thérapie
De fait, les toiles de Laurent Gréaume démarrent d’un ressenti, d’un trop-plein d’émotions lié à une actualité ou un évènement. Il faut que ce soit spontané, dévoile-t-il. Ses acryliques sur toiles mélangent visages, silhouettes, mots et collages. Je crée des accidents puis j’essaie de retomber sur mes pieds, détaille le peintre. Ce qu’il préfère, ce sont les grandes toiles, je peux vraiment rentrer dedans, confie-t-il.
Alençon aura influencé l’artiste par les rencontres faites sur place, que cela soit des acheteurs ou des artistes. Je suis toujours dans la peinture, c’est une thérapie pour moi. Ça me permet de retranscrire tout ce que je prends dans la tronche, relate-t-il. L’artiste aura par ailleurs peint « Les demoiselles d’Alençon », lors d’une exposition à la Halle au blé, inspiré des « Demoiselles d’Avignon » de Pablo Picasso.
« Une œuvre d’art c’est un coup de cœur. » | OUEST-FRANCE
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« Une œuvre d’art c’est un coup de cœur. » | OUEST-FRANCE
Son conseil ? Ne pas chercher à comprendre. Une œuvre d’art c’est un coup de cœur, un ressenti, insiste Laurent Gréaume. Il n’y a rien de raisonnable. Alors soyons déraisonnables.
Jusqu’au dimanche 31 mai, 234 bis, avenue du Général-Leclerc à Alençon. tél. 06 71 46 10 99.