Maxime Saada, patron de Canal+, première source de financement du cinéma français, a annoncé qu’il ne travaillerait plus avec les quelque 600 professionnels du secteur ayant signé une pétition visant son actionnaire principal Vincent Bolloré: « Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste ».
Quelques jours plus tôt, à l’entame du festival de Cannes, ce texte – publié dans Libération – dénonçait « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma. Les signataires, notamment Juliette Binoche, Adèle Haenel, Blanche Gardin ou Swann Arlaud, regrettaient qu’en « laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».