Son installation à Arles est presque née d’un accident. Quand elle justifie son choix de venir habiter dans la cité romaine, Séverine Thévenet parle d’une « tempête émotionnelle », sans en dire plus. Mais pas de quoi perturber cette artiste touche à tout, inclassable, qui mêle au gré de ses inspirations la photographie, les marionnettes et l’écriture de livres pour enfants. Elle vient d’installer au 12 rue Jouvène sa galerie Tryptique. La première exposition qu’elle y organise s’intitule « Comme une plume », car « je n’ai pas choisi d’habiter là, mais j’ai été accueillie comme une plume dans la tempête », sourit l’Arlésienne d’adoption.
Un retour aux sources, 15 ans après sa première visite d’Arles, quand la librairie Harmonia Mundi l’avait invitée à présenter un livre jeunesse où elle met en scène ses marionnettes dans différents lieux insolites.
Une ode à l’innocence
Séverine Thévenet est une passionnée dans l’âme. « Je n’ai pas beaucoup dormi ces deux derniers jours, j’ai sans doute un trouble de l’attention ! », s’amuse-t-elle, entre deux de ses clichés, la fatigue venant à peine atténuer ses yeux d’enfants quand elle déambule dans sa galerie. L’enfance, voilà l’un des thèmes qui lui…