Le gouvernement a publié le 16 février un guide pratique à destination des professionnels de la santé, afin de mieux repérer, orienter et prendre en charge le TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) chez les patients présentant des addictions. Ce trouble du neurodéveloppement touche 5 % chez les enfants et adolescents et 3 % des adultes.

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Les liens entre le TDAH et les conduites addictives sont aujourd’hui clairement établis par la littérature scientifique »,justifie la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement. Les données montrent que le TDAH non repéré ou insuffisamment pris en charge constitue un facteur majeur de vulnérabilité aux addictions, poursuit-elle.

Selon la Pr Diane Proper-Ouakil, présidente de la Société française du TDAH (SF-TDAH), les consultations d’addictologie constituent un cadre privilégié pour le dépistage du TDAH.

Un repérage dans les deux sens

Le repérage doit s’effectuer dans les deux sens. Si les équipes d’addictologie ont un rôle clé dans l’identification du TDAH, les professionnels impliqués dans le suivi des personnes atteintes de TDAH doivent, eux aussi, être attentifs aux problématiques d’addiction et de consommations à risque », indique-t-elle.

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Ce guide vise à renforcer les compétences des professionnels, favoriser une culture commune entre les champs de l’addictologie et des troubles du neurodéveloppement et soutenir des pratiques fondées sur les recommandations scientifiques, indique la ministre de la Santé Stéphanie Rist citée dans le guide.