“En fait, je ne fais plus le même métier », nous confie Eric, facteur chez Bpost en Wallonie. En début de carrière, quand j’avais trois colis par jour, je râlais. Maintenant, c’est 150 voire 170 par jour. Ça peut être faisable à partir du moment où on connaît les gens, où on sait où on peut déposer.
Cependant, pour Eric, « ce rythme n’est pas tenable longtemps. Porter tous les jours entre 150 et sortir une centaine de fois de la camionnette, ça peut aller un temps. Mais pas sur une carrière de quarante ans, donc plus personne ne fera une carrière complète comme facteur.”
Pourquoi les facteurs ont en fait tout intérêt à vous livrer votre colis en mains propres ?
Eric tient également à tordre le cou à ce canard apparu depuis le boom des livraisons de colis. Contrairement à ce que l’on pourrait penser après avoir vécu la frustration d’un colis déposé au bureau de poste alors qu’on l’attendait sagement à la maison, remettre un paquet en main propre est infiniment plus simple pour les facteurs.
“Les gens pensent que le facteur ne sonne pas pour gagner du temps. Mais c’est un très mauvais calcul. Quand on ne sonne pas, il faut ramener le colis au bureau, le rescanner, le mettre “absent”, remplir un avis… Le déposer prend bien moins de temps.”
Le juteux business des colis perdus, véritable filon ou grosse arnaque ?
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