Interrogée sur une possible prescription des faits pour lesquelles Flavie Flament a annoncé porter plainte – un viol en 1991 alors qu’elle n’avait que 16 ans – elle a estimé qu’il était nécessaire de « démontrer que toutes les affaires qui ont été dénoncées ou une partie des affaires tiennent la route et vont être retenues par la justice ».

« Je porte plainte contre Patrick Bruel pour v*ol »: le témoignage de Flavie Flament s’ajoute à quatre autres plaintesUne tentative de chantage dénoncée

Invité de Cyril Hanouna dans Tout beau tout 9 lundi soir, l’un des avocats de Patrick Bruel a commencé rappelé que « plusieurs de ces enquêtes […] ont été classées sans suite ». Il a ensuite affirmé que le chanteur recevrait encore des messages de la part de certaines personnes impliquées dans les procédures. « Il a aussi des messages qu’il reçoit, de personnes qui ont porté plainte contre lui mais qui continuent de lui envoyer des messages de nature sexuelle, extrêmement crus », a-t-il dit. Des éléments qui seront présentés « le jour où il sera entendu », a-t-il précisé.

Me Christophe Ingrain a même évoqué une tentative de chantage dirigée contre Patrick Bruel. « Sur le lot, il y a une personne qui lui a demandé un million d’euros pour ne pas déposer plainte ». Elle aurait réclamé un appartement à New York, Los Angeles ou Paris, précise l’avocat.

Patrick Bruel désormais visé par au moins 10 plaintes: ce que l’on sait sur chacune d’ellesLe gouvernement s’en mêle

Comme si cette affaire n’était déjà pas assez compliquée, elle prend aussi un tournant politique avec l’intervention de la porte-parole du gouvernement français. Mardi, Maud Bergeon a encouragé les femmes victimes à témoigner, même si les faits se sont passés il y a « des dizaines d’années ». « On doit tous œuvrer à un système politique, médiatique, judiciaire qui permet aux femmes qui ont été victimes de violences sexistes et sexuelles de s’exprimer, de le dire sur la place publique et d’être entendus par la justice », a-t-elle expliqué, ajoutant : « Je les écoute. Et c’est ensuite à la justice de retracer la véracité des faits ».