La nouvelle taxe sur les piscines privées à Charleroi, malgré un premier enrôlement d’une centaine de piscines (0,1% des ménages), a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines. C’est tout naturellement que la question s’est invitée au conseil communal, avec une proposition du PTB de la suspendre le temps de mieux analyser l’impact sur les ménages « aux épaules moins larges », proposition qu’aucun autre groupe politique n’a suivi.
Mais si elle n’est pas suspendue, des précisions importantes et qui ne se retrouvent pas dans le texte du règlement adopté par le conseil communal (PS-Engagés-PTB ont voté pour, MR s’est abstenu, pas d’opposition) y ont été apportée par l’échevin Eric Goffart et le bourgmestre Thomas Dermine: « Nous avons interrogé le ministre des Pouvoirs locaux, il nous dit : par principe, la taxe n’inclut pas les piscines démontables, gonflables ou tubulaires », disent-ils, parlant de « tempête dans un verre d’eau ». En effet, la taxe de 550€/an pour les piscines de plus de 10m² qui sont montées à la date du 1er janvier de chaque année excluaient déjà les piscines démontables et démontées pour l’hivernage: la nouvelle précision devrait désormais aussi exclure de la taxe les piscines dont le caractère démontable est prouvable, c’est-à-dire que seules les piscines « en dur » (enterrées, semi-enterrées, hors-sol avec aménagements permanents) sont concernées.
Les personnes ayant reçu le formulaire d’enrôlement ces dernières semaines et qui s’estiment lésées devraient donc pouvoir justifier assez facilement (photo, modèle précis et démontabilité mentionnée dans le mode d’emploi par exemple) une exemption.
On rappelle que Charleroi, pour bénéficier du prêt Oxygène, avait été obligée d’introduire cette nouvelle taxe par convention avec la Région wallonne: « la Ville met en place les taxes et redevances de la circulaire budgétaire et qui ne sont pas encore appliquées par la Ville ». La circulaire budgétaire de la Région prévoit cette taxe et le montant de 550€. Charleroi devait donc l’appliquer ou trouver ailleurs des moyens pour compenser, comme cela a été fait avec la force motrice (qui concernait les entreprises et indépendants) et la taxe égout (tous les habitants).
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