Ces pratiques de Ryanair sont jugées illicites par la justice belge: voici tout ce dont il faut se méfierLe gouvernement va-t-il instaurer une taxe de 10€ à l’aéroport de Charleroi ?

Ryanair est aussi irritée par une taxe de 10 € par passager mise sur la table par l’Arizona pour 2027, contre 5€ actuellement. “Cette mesure vise à rétablir la cohérence fiscale entre les secteurs : contrairement au rail, l’aviation ne paie souvent ni accises sur le kérosène, ni TVA, ni impôt sur les sociétés”, avait expliqué Jean-Luc Crucke, ministre de la Mobilité.

Le premier problème a été écarté, pourquoi pas le deuxième ? Pour cela, la menace reste la meilleure arme de Ryanair. “S’il ne retire pas cette taxe, le gouvernement fédéral sera responsable de la perte de plus de 2 millions de sièges à partir d’octobre prochain à l’aéroport de Charleroi, avec la perte de milliers d’emplois”, insiste Eddie Wilson, le CEO de Ryanair DAC, la filiale du groupe irlandais qui opère en Belgique.

Les compagnies aériennes ne payent pas leurs amendes pour nuisances sonores ? Moins de 20 % des amendes émises par Bruxelles ont été encaisséesZaventem, des conflits multi-acteurs

Les questions ne se posent pas seulement à Charleroi. L’histoire de l’aéroport de Zaventem est loin d’avoir été un long fleuve tranquille. C’est plutôt un conflit multi-acteurs où la commune de Zaventem (et d’autres entités riveraines) est impliquée au même titre que des habitants, la Région bruxelloise, la Flandre et le fédéral.

Récemment, le Collectif Stop au Survol de Bruxelles Nord et Ouest & RNP 07Collectif Free Air Brussels Nord a publié une opinion, dénonçant une violation à plus de 90 % sur la route RNP 07 (route aérienne activée par vent d’Est) des normes de bruit bruxelloises.

Vous vous ennuyez à l’aéroport? Voici un bon plan gratuit que beaucoup de voyageurs ignorentAlibaba à Liège, où en est-on ?

Alibaba Group s’est installé à Liège Airport, via sa branche logistique Cainiao, avec l’ambition de faire de cette base une porte d’entrée majeure du e-commerce vers l’Europe. Mais très rapidement, une série de controverses locales (nuisances nocturnes, permis environnementaux, etc.) apparaissent, avec de nombreuses oppositions à ce projet, allant jusqu’à des manifestations d’activistes.

Malgré cela, le géant chinois voulait une extension : la création de nouveaux entrepôts, d’emplois, et un accroissement général de ses capacités. Mais fin octobre 2025, le ministre wallon de l’Économie Pierre-Yves Jeholet a confirmé que le projet était abandonné. Les deux premières ont été réalisées, mais les suivantes ont avortée.